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 Emotions diverses

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Mili
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Féminin
Date d'inscription : 12/08/2005

MessageSujet: Emotions diverses   Mer 17 Fév - 16:37

ÉMOTIONS DIVERSES

Pendant un naufrage



La panique qui a occasionné le groupe si intéressant de formes-pensées composant la Figure 30 était grave. Ces pensées ont été vues simultanément au milieu d'une indescriptible [47] confusion, mais leurs positions relatives les unes aux autres ont été gardées. En les expliquant nous serons obligés de les examiner dans un ordre opposé à celui de l'illustration.
Elles furent amenées par un terrible accident, et elles sont très instructives en ce qu'elles nous apprennent combien les gens peuvent être différemment affectés par un danger sérieux et subit. Une de ces formes ne nous montre qu'une livide éruption du gris terne de la peur s'élevant d'une masse d'extrême égoïsme et dans l'accident en question cette forme n'était malheureusement pas la seule de son espèce.
L'aspect d'une explosion que possède cette forme-pensée nous montre le caractère violent et absolu de la crainte, il nous indique que l'âme tout entière de la personne qui en est l'auteur est possédée par une terreur aveugle et folle et que le sentiment irrésistible du danger personnel existe, à l'exclusion de tout autre sentiment.

La seconde forme-pensée représente au moins un essai de contrôle de soi-même et nous montre l'attitude adoptée par une personne possédant une certaine somme de sentiments religieux. L'auteur de cette pensée, une femme, cherche un soulagement dans la prière et essaye de cette manière de vaincre sa peur, ceci nous est indiqué par la petite pointe de gris bleu qui s'élève avec hésitation ; la couleur entière nous montre que cet effort n'est qu'imparfaitement couronné de succès. Nous remarquons que la partie inférieure de la forme-pensée avec son dessin irrégulier et ses parties fragmentées nous indique une crainte presque aussi absolue que dans la forme précédente. Mais au moins cette femme avait eu assez de présence d'esprit pour se souvenir qu'elle devait prier, et pour essayer de s'imaginer qu'elle n'avait pas aussi peur qu'elle l'éprouvait en réalité, tandis que chez l'autre il n'existait rien qu'une terreur égoïste.
L'une gardait quelque chose d'humain, quelque retour possible de contrôle de soi-même, l'autre avait mis de côté tout respect de soi et n'était plus que l'abjecte esclave d'une émotion écrasante.
Quel contraste frappant entre l'humiliante faiblesse de ces deux formes et la force splendide, la ferme décision de la troisième ! Là nous n'avons point de masse amorphe aux lignes [48] hésitantes, ni de fragments en explosion, nous avons une pensée puissante bien tranchée et définie, nettement pleine de force et de volonté. C'est la pensée de l'officier responsable de la vie et de la sécurité des passagers et il s'élève à la hauteur de cette circonstance critique de la manière la plus satisfaisante.
Nul sentiment de peur, il n'en a pas le temps ! Quoique la teinte écarlate de la pointe aigüe de cette pensée qui a pris la forme d'un harpon nous montre la colère causée par l'accident lui-même, la courbe hardie orangée qui la suit prouve une confiance parfaite en soi et la certitude de pouvoir faire face aux difficultés de la situation. Le jaune brillant signifie que l'intelligence est prête à résoudre le problème, tandis que le vert qui l'accompagne indique la sympathie ressentie pour ceux qu'il essaye de sauver. Ces trois formes-pensées forment un groupe très frappant et instructif.

Le soir d'une première représentation



La Figure 31 est aussi un intéressant spécimen de formes-pensées, unique peut-être, car il représente l'état mental d'un acteur pendant qu'il attend le moment de paraitre en scène, un soir de première. La large bande orangée du centre est nette et exprime une confiance en soi bien fondée, le souvenir de succès antérieurs, et l'attente presque certaine d'un succès nouveau. Cependant, en dépit de cette confiance, nous voyons dans cette forme-pensée une bonne part d'incertitude inévitable au sujet de l'accueil que le public capricieux fera, à la pièce nouvelle ; la confiance et l'ambition se trouvent donc contrebalancées par le doute et la crainte ; nous voyons plus de gris livide que d'orangé, et la forme-pensée tout entière vibre comme un drapeau qui claque au vent.
Remarquez que la ligne orangée est parfaitement claire et nette, tandis que la partie grise est beaucoup plus vague.

Les joueurs

Les formes représentées dans la Figure 32 ont été observées au même moment, dans une des salles de jeu de Monte-Carlo. Elles représentent toutes deux une des plus basses [49] passions humaines, et l'on a peine à choisir entre elles quoiqu'elles proviennent, l'une du joueur qui gagne, l'autre du joueur qui perd.
La forme du bas ressemble beaucoup à un œil sombre et étincelant : cela doit être simplement une coïncidence, car lorsque nous analysons cette forme-pensée, les différentes parties qui la constituent et leurs couleurs s'expliquent parfaitement. La base de la forme-pensée est un nuage irrégulier de dépression profonde, puissamment indiqué par le triste brun gris de l'égoïsme, et la teinte livide de la peur. Au centre nous trouvons un anneau écarlate nettement marqué qui prouve la colère intense et le

ressentiment que le joueur éprouve contre le sort, qui lui est contraire ; enfin le cercle noir si caractéristique qui occupe le centre exprime la haine de l'homme ruiné pour ceux qui lui ont gagné son argent. L'être capable de projeter une forme-pensée semblable est sans aucun doute dans le plus sérieux et le plus imminent des dangers, car il est au fond même du gouffre du désespoir ; étant joueur, il n'a probablement pas de principes capables de le soutenir ; il peut être amené à avoir recours au suicide, refuge imaginaire, car, en se réveillant sur le plan astral, il trouvera qu'il a changé son triste état contre un état plus triste encore, ce qui est toujours le cas après un suicide ; son action pleine de lâcheté l'a éloigné de la paix et du bonheur qui suivent en général la mort.



La forme représentée au-dessus est peut-être moins dangereuse dans ses effets, car elle montre l'état d'âme du joueur heureux qui dévore des yeux son gain mal acquis. Ici le dessin est parfaitement net, et le désir de l'homme de continuer dans la voie choisie est évident. La large bande orangée du centre indique clairement que lorsque ce joueur perd il en rend le sort responsable, quand il gagne il attribue son succès à son génie remarquable. Il a probablement inventé quelque système sur lequel il appuie sa confiance et dont il est extraordinairement fier ; mais remarquons les sombres bandes de l'égoïsme qui suivent à droite et à gauche ! Elles nous montrent comment

cet orgueil peut devenir de l'avarice. Bien plus, les extrémités en forme de griffes de cette forme-pensée nous expriment clairement le désir vulgaire du gain. [50]

Un accident dans la rue



La Figure 33 est instructive en ce qu'elle nous montre les formes diverses que peut prendre un même sentiment chez différentes personnes. Ces deux manifestations d'émotion bien évidente furent étudiées au même moment parmi les spectateurs d'un accident de la rue : quelqu'un avait été renversé et légèrement blessé par une voiture.
Les personnes qui ont créé les deux formes-pensées de la Figure 33 étaient animées toutes deux du plus affectueux intérêt pour la victime de cet accident et étaient pleines d'une profonde compassion pour ses souffrances.

Leurs formes-pensées possèderont par conséquent les mêmes couleurs, bien que leur dessin soit tout à fait différent.
La personne au-dessus de laquelle flotte la vague sphère colorée pense : "Oh ! Le pauvre malheureux ! Que c'est triste !", tandis que celle qui a donné naissance au disque nettement défini dans ses lignes est déjà prête à courir chercher du secours, prête à voir comment elle pourrait rendre service.
L'un est un rêveur doué d'une sensibilité aigüe, l'autre est un homme d'action.

A un enterrement



Nous avons, dans la Figure 34 un exemple excessivement frappant de l'avantage qu'apporte la connaissance de la vérité, et du changement fondamental produit dans l'état d'âme d'un homme par une claire compréhension des grandes lois de la nature auxquelles il doit obéir.
Ces formes-pensées ne se ressemblent ni comme couleur ni comme dessin, et représentent des sentiments bien différents aussi. Elles furent étudiées au même moment, et indiquent deux manières de considérer le même évènement. C'est à un enterrement qu'elles furent observées et elles nous montrent les sentiments évoqués chez deux des assistants par la contemplation de la mort.

Les deux créateurs de ces pensées avaient les mêmes sentiments d'affection pour le défunt, mais tandis que l'un d'eux est [51] encore plongé dans la profonde ignorance de la vie de l'au-delà – ce qui est malheureusement si fréquent actuellement – l'autre possédait l'avantage inestimable des lumières que donne la Théosophie. Dans la pensée du premier nous ne distinguons rien autre chose qu'une dépression profonde, que la crainte et l'égoïsme. Voir la mort frapper tout près de lui, a certainement évoqué dans son esprit le fait qu'il lui faudrait aussi mourir un jour, et cette menace lui semble terrible bien qu'il ne sache pas au juste ce que c'est que la mort ! Les nuages au milieu desquels se manifestent ses sentiments sont assez vagues pour nous montrer son ignorance. Ses seules sensations bien définies sont le désespoir et le sentiment de tout ce qu'il a perdu personnellement – ceci nous est indiqué par les bandes régulières de brun gris et de gris de plomb – le curieux crochet du bas qui, à ce moment, descend dans la tombe et s'accroche au cercueil est l'expression du sentiment plein d'égoïsme qui voudrait rappeler le défunt à la vie physique.
Il est réconfortant, en quittant cette morne image, de se tourner vers la représentation des effets splendides produits dans la même circonstance par l'esprit de l'homme qui comprend les évènements auxquels il assiste.
Il faut remarquer qu'entre les deux penseurs il n'y a pas une seule émotion en commun ; dans le premier cas tout était abattement et horreur ; dans le second nous ne trouvons que l'expression des sentiments les plus beaux et les plus élevés.
Á la base de cette forme-pensée nous reconnaissons l'expression d'une profonde sympathie pour ceux qui pleurent ; cette sympathie, qui partage leur chagrin, s'indique dans le vert lumineux, tandis que la bande d'un vert plus sombre indique l'attitude du penseur vis-à-vis du défunt lui-même ; le rose profond est le signe de l'affection pour le mort comme pour les vivants ; la partie supérieure du cône et les étoiles qui s'en élèvent témoignent des sentiments éveillés dans l'esprit du créateur de cette pensée par ses réflexions sur la mort ; le bleu indique le sentiment religieux qui l'anime, le violet la possibilité de s'élever vers un idéal sublime et d'y répondre, et les étoiles d'or, enfin, les étoiles sont le témoignage des aspirations spirituelles que la contemplation de la mort a amenées. La bande jaune clair qu'on [52] remarque au centre de la forme-pensée est très significative, car elle indique que toute l'attitude intérieure de cet homme a pour base une vraie compréhension intellectuelle de la situation, et cela nous est aussi indiqué

par l'arrangement régulier des couleurs et la netteté des lignes de démarcation entre elles.
En comparant ces deux gravures figurées sur la Figure 34 -:c~ on se rend très nettement compte de l'importance des enseignements théosophiques. La connaissance qu'ils apportent fait disparaitre sans retour toute crainte de la mort ; elle rend la vie plus facile à vivre, puisque nous comprenons son objet et sa fin, et elle nous fait réaliser que la mort est un incident parfaitement naturel qui fait partie de notre évolution. Toutes les nations chrétiennes devraient être au courant de ce fait, mais malheureusement il n'en est pas ainsi, et sur ce point comme sur beaucoup d'autres la théosophie a un message à apporter à l'Occident. Elle dira qu'au delà de la tombe il n'y a pas d'abimes impénétrables et sombres, mais qu'au contraire c'est tout un monde de lumière et de vie que nous connaitrons un jour tout aussi clairement, tout aussi complètement que le monde physique où nous vivons aujourd'hui. C'est à notre usage que nous avons créé cette terreur et ces abimes comme des enfants qui prennent plaisir à s'effrayer eux-mêmes par le récit d'histoires terrifiantes. Allons au fond de la question et tous ces nuages imaginaires se dissiperont.
Sur ce point nous portons le poids d'une fâcheuse hérédité ; nous avons hérité de nos pères la crainte et l'horreur de tout ce qui touche à la mort, nous y sommes habitués et nous ne voyons pas l'absurdité, la monstruosité de ce cortège. Les anciens étaient à ce sujet plus sages que nous ; ils n'associaient pas à la mort du corps toute cette fantasmagorie de l'horrible ; en partie parce qu'ils faisaient disparaitre les corps d'une façon beaucoup plus rationnelle que nous ne le faisons – méthode dont bénéficiaient à la fois les morts et les vivants – et aussi parce qu'ils supprimaient de la sorte les pénibles imaginations concernant la décomposition du corps.
On connaissait beaucoup mieux la mort dans le passé, et pour cette raison on s'attristait moins de la disparition de ceux que l'on aimait. [53]

La rencontre d'un ami



La Figure 35 nous fournit un exemple d'une excellente forme-pensée, nettement définie, d'une expression parfaite, dont les couleurs se distinguent bien les unes des autres. Elle représente les sentiments d'un homme qui revoit un ami après une longue séparation. La partie convexe du croissant est la plus rapprochée du penseur, et les deux pointes se dirigent comme deux bras vers l'ami qui s'avance. La couleur rose exprime naturellement l'affection ; le vert clair, une profonde sympathie, et le jaune, le plaisir intellectuel avec lequel l'auteur de la forme-pensée se prépare à rappeler avec son ami les souvenirs d'autrefois.

Devant un tableau



Nous avons dans la Figure 36 une forme-pensée assez complexe due aux sentiments éveillés par l'étude d'un tableau représentant un sujet religieux. Le jaune est le signe de l'admiration pour l'habileté professionnelle de l'artiste, tandis que les autres couleurs expriment les émotions d'ordres divers qui saisissent le spectateur au moment où il

contemple une remarquable œuvre d'art. Le vert signifie la sympathie pour la figure principale du tableau ; le sentiment religieux n'apparait pas seulement dans la large bande de bleu, mais aussi dans le tracé même du dessin, tandis que le violet est l'indice de l'éveil – dans l'âme de celui qui admire cette peinture – d'un noble idéal auquel il répond instantanément. Nous avons ici le premier spécimen d'une classe très intéressante de formes-pensées dont nous trouverons de nombreux exemples par la suite ; ce sont celles dans lesquelles la couleur principale vient briller à travers un réseau d'une tonalité différente. On remarquera que dans cette figure une quantité de petits courants s'échappent du violet central et se répandent sur le fond d'or ; cela signifie bien clairement que les aspirations les plus nobles ne sont pas vagues le moins du monde, mais qu'elles sont toujours dues à une connaissance bien nette du but et des méthodes qui permettent de l'atteindre.







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