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 Les forme construites par la musique

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Mili
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Féminin
Date d'inscription : 12/08/2005

MessageSujet: Les forme construites par la musique   Mar 23 Fév - 16:56

LES FORMES CONSTRUITES PAR LA MUSIQUE

Avant de terminer ce petit traité nous pensons qu'il pourrait être intéressant pour nos lecteurs d'avoir quelques exemples d'un autre type de formes, inconnues à ceux qui ne possèdent que les sens physiques comme moyens d'observation.
Beaucoup de personnes ont remarqué que le son est toujours associé à la couleur, qu'aux notes musicales correspondent des lueurs colorées qui peuvent être aperçues par ceux dont les sens plus raffinés ont déjà atteint un haut degré de développement. Il n'est pas généralement reconnu que le son produise des formes aussi bien que des couleurs ; bien plus, chaque morceau de musique exécuté laisse derrière lui une impression de cette nature qui persiste pendant un certain temps et qui peut être vue de ceux qui en ont le pouvoir. Une forme de ce genre n'est peut-être pas à proprement parler une forme-pensée, à moins qu'on ne la prenne, ainsi que nous pourrions le faire, comme le résultat de la pensée du compositeur, pensée exprimée par l'intermédiaire de l'exécuteur et par l'organe de son instrument.
Ces formes sont très saisissantes et leur variété est naturellement infinie.
Chaque catégorie de musique a son type spécial de formes et le style de l'auteur se dévoile aussi clairement dans les édifices que construit sa musique, que le caractère d'un homme se montre dans son écriture. Un autre facteur de variation est introduit par l'instrument sur lequel on joue. Le même fragment musical, s'il est exactement exécuté, construira toujours la même forme, [63] mais cette forme sera bien plus grande quand le morceau sera exécuté par l'orgue d'une église, ou par une musique militaire, qu'il ne le serait, exécuté sur un piano. Ce ne serait pas seulement la dimension, mais encore la contexture de cette forme qui se trouverait modifiée ; le cas se présenterait, par exemple, pour un morceau joué d'abord sur le violon, puis sur la flute. La perfection de l'exécution est également une cause de différence, et la différence est énorme entre la beauté rayonnante de la forme, construite par le travail d'un véritable artiste (parfaite comme expression et comme exécution) et la forme comparativement triste et confuse par l'effort gauche et tout mécanique d'un exécutant maladroit. Tout ce qui manque d'exactitude dans l'exécution se reproduit dans la forme, avec un caractère assez net pour donner au clairvoyant la mesure exacte du talent déployé, comme l'audition la donnerait à un auditeur attentif.

Il est évident que des centaines de volumes pourraient être remplis, si le temps et les moyens le permettaient, par les esquisses des formes construites par différents morceaux de musique exécutés dans des conditions données. Nous ne pouvons ici que donner quelques exemples des types principaux. Nous avons donc décidé de nous borner à trois types musicaux, présentant des contrastes faciles à saisir et, pour simplifier encore, de les représenter tels qu'ils apparaissent exécutés sur le même instrument, dans l'espèce un très bel orgue d'église. Dans chacune de nos planches nous représenterons l'église et la forme sonore qui monte comme une tour vers le ciel, mais il faudra se souvenir que, malgré les dimensions différentes données au paysage, l'église, dans les trois cas, possède exactement la même grandeur, ce qui modifie nécessairement l'espace occupé par la forme sonore ; cette différence peut être facilement rétablie. La hauteur réelle de la tour de l'église est d'environ trente mètres ; on remarquera à quelle ampleur peut atteindre la forme sonore produite par un orgue puissant.
Ces formes restent dans la même situation pendant un temps parfois considérable – une ou deux heures au moins – et pendant tout ce temps elles rayonnent autour d'elles leurs vibrations caractéristiques dans toutes les directions, exactement comme le font les formes-pensées. Si la musique est belle, les effets [64] de ces vibrations seront un bienfait pour tout homme qui les recevra à travers ses véhicules. Il n'est personne qui ne contracte une dette de gratitude envers le musicien qui a donné naissance à des forces aussi secourables ; le compositeur de génie peut influencer des centaines de personnes qu'il n'a jamais vues, qu'il ne connaitra jamais sur le plan physique.

Mendelssohn

La première des formes représentée sur la Figure 55 est relativement petite et simple. Nous avons là une esquisse représentant une sorte de ballon, dentelé d'une double ligne violette. En dedans se trouve une sorte de dessin produit par des lignes de couleurs variées qui se meuvent dans une direction parallèle à la ligne violette ; et de nouveau un dessin composé de traits multicolores suit et interpénètre ces lignes colorées.
Ces deux combinaisons de lignes sortent de l'orgue de l'église et par conséquent traversent le toit dans leur course, car la matière physique n'est pas un obstacle à leur formation. Dans la cavité centrale de cette forme,

flotte un certain nombre de petits croissants disposés en apparence sur quatre lignes verticales.
Essayons maintenant de donner un fil conducteur pour nous diriger dans la signification de cet ensemble, qui pourrait sembler si troublant à un étudiant novice, et tentons d'expliquer comment cette forme vient à l'existence. Rappelons-nous qu'il s'agit d'une mélodie d'un caractère simple, jouée d'un bout à l'autre, et qu'en conséquence nous pouvons en analyser la forme d'une manière qui serait inapplicable à un morceau plus important et plus compliqué. Pourtant, même dans le cas présent, il ne nous sera pas possible de donner tous les détails, comme on le verra bientôt.



Sans nous arrêter, pour le moment, au dentelé de la bordure, nous rencontrons tout près d'elle un dispositif comprenant 4 lignes de couleurs différentes, bleue, rouge, jaune et verte, dirigées dans la même direction. L'ensemble de ces lignes présente [65] un aspect irrégulier et tortueux ; en fait chaque ligne est composée d'éléments situés à des hauteurs différentes et joints l'un à l'autre par des droites perpendiculaires. Il semble que chacune de ces courtes lignes représente une note de musique et que l'irrégularité de leurs situations respectives indique la succession des notes elles-mêmes. Ainsi chacune des 4 grandes lignes représente le développement d'une des parties de la mélodie : alto, ténor et basse, dans un mouvement presque simultané, et qui pourtant n'est pas de règle quand il s'agit de la représentation astrale des notes. Ici, il est encore nécessaire d'intercaler une nouvelle explication. Même dans le cas d'une mélodie aussi simple que celle qui nous occupe, il y a des nuances trop délicates pour être reproduites d'une manière même approximative ; chacune des petites lignes, représentant une note, a donc sa couleur propre, et bien que, dans l'ensemble, les quatre lignes soient bleue, rouge, verte et jaune, chacune d'elles varie de couleur dans tous ses points. Notre dessin n'est donc pas une reproduction exacte et ne peut donner que l'impression générale.
Les deux groupements de quatre lignes qui paraissent se couper expriment deux parties de la mélodie ; la bordure dentelée qui entoure le tout est le résultat des fioritures et des arpèges, tandis que les croissants isolés qui figurent au centre représentent des accords ou des groupes de notes isolées. Naturellement les arpèges ne sont pas entièrement violets, car chaque boucle a une couleur différente, mais dans l'ensemble ils s'approchent plus près de cette couleur que d'aucune autre. Le développement de la forme au-dessus de la tour de l'église est d'environ 30 mètres, mais si l'on considère qu'elle s'étend vers l'intérieur de l'église et à travers le toit, il faut plutôt compter sur environ 50 mètres de diamètre. Due à l'interprétation d'une des "Romances sans paroles" de Mendelssohn, cette forme est caractérisée par la finesse de ses parties, véritable filigrane artistique, comparable à la plupart des compositions de cet auteur.
L'ensemble de la forme se détache sur un fond de couleurs scintillantes, mais c'est en réalité un nuage qui l'entoure de tous côtés et qui est dû aux vibrations qui l'accompagnent dans toutes les directions. [66]

Gounod

La Figure 56  représente un chœur de Gounod. L'église étant de la même grandeur que dans le cas précédent, il est facile de voir que le plus haut point de la forme s'élève largement à 200 mètres au-dessus de la tour ; le diamètre de cette forme est moindre, car l'organiste a fini de jouer déjà depuis quelques minutes et tout l'ensemble, dans sa perfection, flotte dans les airs, forme à peu près sphérique, bien qu'aplatie aux deux pôles. Ce sphéroïde est creux – comme toutes les formes similaires – et il s'agrandit doucement autour de son centre en devenant en même temps moins brillant et moins éthéré. Il perd peu à peu sa consistance première, et finalement disparait comme le ferait un nuage de fumée. Le rayonnement doré qui l'entoure et le fait resplendir de toutes parts indique, comme dans le cas précédent, la somme des vibrations qu'il a fait naitre ; dans l'exemple présent le jaune domine, ce qui n'est pas le cas en général pour la musique douce de Mendelssohn.
Dans le type qui nous occupe maintenant, les colorations sont bien plus brillantes et bien plus compactes que dans la Figure 55, car cette musique n'est plus seulement un enchainement de mélodies, mais bien une succession splendide d'harmonies retentissantes, donnant l'effet des accords dans leur ensemble plutôt que celui des notes séparées qui les composent, ce qui est rarement possible sur une aussi petite échelle. Il est par conséquent plus difficile de suivre dans notre exemple le développement de la forme sonore, car, dans ce morceau beaucoup plus long, les lignes se croisent et s'interpénètrent tant et si bien que nous n'avons plus devant les yeux que l'effet général étincelant, et c'est ce qui devait être l'intention du compositeur, ce qu'il désirait que nous sentions et que nous pourrions voir si nous étions tous capables de le faire. Néanmoins il est possible de discerner quelque chose de la manière dont cette forme a été construite et nous le ferons plus facilement si nous commencions à l'examiner par la gauche et dans la partie inférieure.



La grande masse violette que nous, remarquons tout d'abord représente évidemment l'accord qui commence la phrase musicale, [67] et si nous suivons la ligne extérieure de cette circonférence nous pourrons obtenir une idée du caractère de cette phrase dans son ensemble. Une étude approfondie nous montrera l'existence de deux autres lignes qui courent parallèlement à cette première ligne extérieure et nous remarquerons qu'elles présentent la même succession de couleurs, en plus petit. Cette disposition nous indiquera la répétition de la phrase musicale sur un mode plus doux.
Une analyse soigneuse de l'ensemble de la forme nous permettra de reconnaitre un ordre réel dans ce chaos apparent et nous verrons que s'il était possible de reproduire parfaitement cette image glorieuse et étincelante il faudrait être capable de représenter exactement ses plus petits détails. Alors seulement il serait possible de démêler patiemment cet ensemble confus, et

on arriverait à établir le lien qui existe entre chacun des tons exquis de couleur scintillante et la note qui lui a donné naissance.
Il ne faut pas oublier qu'on a indiqué beaucoup moins de détails dans la Figure 56  que dans la Figure 55 par exemple, chacune des parties isolées dans la figure qui nous occupe possède des détails qui lui sont propres, comme les quatre lignes de couleurs variées qui sont représentées séparées les unes des autres dans la Figure 55 ; dans la Figure 56 elles sont réunies dans une teinte unique, et seul l'effet total de l'accord est donné.
Dans la Figure 55 nous avons placé horizontalement et essayé de montrer les caractéristiques d'un certain nombre de sons combinés en une seule note, mais pour indiquer nettement l'effet produit par quatre parties chantant à la fois nous nous sommes servis d'une ligne colorée pour chaque partie. Dans la Figure 56  nous avons essayé de faire exactement le contraire, car nous avons combiné les couleurs verticalement et réuni non pas les notes successives en une seule, mais au contraire les accords en une seule couleur, chaque accord contenant six à huit notes. L'apparence réelle des formes sonores combine ces deux effets avec une merveilleuse richesse de détails.

Wagner

Il n'est personne ayant étudié les formes-pensées musicales qui puisse hésiter à attribuer les merveilleuses montagnes représentées [68] dans la Figure 57au génie de Richard Wagner. Nul compositeur n'a encore créé d'édifice musical aussi puissant et aussi net.



Nous avons, dans le cas que nous étudions, une vaste construction en forme de cloche, d'au moins 300 mètres de haut, et presque égale comme diamètre à la base ; elle flotte dans les airs au-dessus de l'église d'où elle s'est échappée. Comme dans le cas de Gounod c'est une cavité, mais elle est différente en ce qu'elle est ouverte à la base. La ressemblance qui existe entre cette forme-pensée et un amoncèlement de montagnes est presque parfaite ; elle est encore soulignée par les masses houleuses de nuées qui courent entre les pics et donnent à l'ensemble sa perspective. Nul essai n'a été tenté dans notre dessin pour exprimer l'effet des notes seules ou des chœurs seuls ; chaque rangée de montagnes fantastiques représente en dimension, forme et couleur, l'effet général produit par telle ou telle partie du morceau de musique, vu de loin.

Il faut bien comprendre qu'en réalité dans cette forme, comme dans celle représentée à la Figure 56 , il y a autant de petits détails que ceux qui ont été marqués dans la Figure 55, et que toutes ces masses colorées magnifiques sont construites de bandes de couleurs relativement étroites qui ne peuvent être visibles séparément dans le ton gris de l'ensemble.
Le résultat bien net est que chaque pic montagneux a sa propre teinte brillante, comme vous pouvez le voir dans l'illustration ; l'éclat splendide de couleur vive, brillant de la gloire de sa propre lumière vivante, étend son rayonnement resplendissant sur toute la contrée environnante. Pourtant dans chacune de ces masses colorées d'autres couleurs passent, rapides, semblables à celles qui se voient sur le métal en fusion. Les scintillements de ces merveilleux édifices de l'astral dépassent toutes les descriptions que les mots physiques pourraient en faire.
Une caractéristique très intéressante de cette forme sonore réside dans la différence extraordinaire des deux types de musique qui la composent. L'un, en effet, produit des masses rocheuses à angles aigus, l'autre crée les nuages aux formes arrondies qui les séparent. D'autres motifs sont fournis par les larges bandes bleues, rouges et vertes qui apparaissent à la base de [69] l'édifice en forme de cloche ; les lignes blanches et jaunes qui serpentent à travers ces trois bandes sont probablement dues à un accompagnement d'accords légèrement arpégés.
Dans ces trois dessins on n'a figuré que la forme créée directement par les vibrations du son, bien que les clairvoyants distinguent en même temps bien d'autres formes plus petites. Ces formes proviennent du sentiment personnel de l'exécutant ou des émotions de natures diverses éprouvées par les auditeurs.
Revenons sommairement sur chacune de ces planches : dans la Figure 55 nous avons la reproduction d'une forme petite et relativement simple, mais figurée en très grand détail puisque chaque note y est pour ainsi dire représentée ; la Figure 56nous présente une forme plus compliquée, d'un caractère tout différent, mais moins détaillée dans son ensemble, puisque, loin de chercher à reproduire chaque note séparément, on a essayé de donner l'effet produit en forme et en couleur par les accords ; la Figure 57 est l'expression d'une forme plus grande et plus riche, dans laquelle on a évité à dessein tous détails, de manière à réaliser à peu près exactement l'impression d'ensemble.

Tous les sons affectent naturellement la matière astrale et la matière mentale, et non pas seulement la succession des vibrations harmonieuses que nous appelons la musique. Peut-être quelque jour les formes dues aux autres sons seront-elles reproduites à notre intention bien qu'elles dépassent la portée clé ce petit traité ; néanmoins les personnes qui s'intéressent à cette question spéciale des sons pourront trouver des renseignements utiles dans "le côté caché des choses" 5.
Il est nécessaire pour nous de nous rappeler toujours que la vie a un côté caché, que chacun de nos actes, chacune de nos paroles et de nos pensées a son retentissement dans le monde invisible qui est toujours si près de nous ; généralement ces résultats invisibles sont d'une importance infiniment plus grande que les phénomènes visibles du plan physique.
Le sage qui a connaissance de ces choses organise sa vie en conséquence et se préoccupe de l'ensemble du monde dans lequel il vit, et non pas seulement de son enveloppe extérieure. Il s'évite [70] de la sorte beaucoup de tourments et rend sa vie, non seulement plus heureuse, mais aussi beaucoup plus utile. Mais, pour agir de la sorte, il faut posséder la connaissance qui, par elle-même, est un pouvoir. Or dans notre monde occidental une telle connaissance ne peut s'obtenir pratiquement que par les enseignements théosophiques.
Vivre n'est pas assez ; il faut vivre d'une manière intelligente. Mais pour vivre nous devons savoir, et pour savoir il faut étudier. Vaste est le champ qui s'étend devant nous ! Si nous voulons y entrer nous y récolterons une riche moisson de lumière. Ne gaspillons pas davantage notre temps dans les sombres cachots de l'ignorance, mais élançons-nous vaillamment vers le glorieux soleil de cette divine sagesse que les hommes de notre temps appellent la Théosophie.



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