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 Les principes de George Muller

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Mili
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Mili

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MessageSujet: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Sam 8 Juin 2019 - 16:18

Ce qui suit est un texte traduit de l'anglais par un ami, que je remercie d'offrir son travail de traducteur, d'un livre de Henri Thomas Hamblin ; ce texte est long, je conseille cependant de le lire avec attention, car il explique des principes importants d'éveil spirituel et de l'utilisation de l'esprit créateur que le Divin a mis en chacun de nous.

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2me PARTIE
« LES PRINCIPES DE GEORGE MULLER »

Chapitre 1
Le Secret de Son Succès

« Tout ce que nous demandons, nous le recevons de Lui, parce que nous respectons ses commandements et faisons ces choses qui réjouissent son regard. »                                      (1 Jean 3:22)

Il serait possible d’écrire sans fin sur la vie et l’œuvre de George Muller, mais je crois qu’on en a dit assez pour montrer quel genre d’homme il était, et aussi pour montrer comment nous, dans notre modeste expérience, pouvons vivre une vie de foi similaire à la sienne. Je n’ai pas essayé de faire un compte-rendu complet de sa vie, mais tous ceux qui souhaitent lire une telle biographie peuvent le faire, parce qu’il existe plusieurs livres qui donnent l’histoire complète et détaillée.
Je n’ai pas attaché trop d’importance à l’œuvre pour laquelle George Muller est le plus connu, c’est à dire les orphelinats de Bristol. Je me suis plutôt intéressé au caractère de l’homme lui-même, et à la psychologie de son travail et de ses réalisations. J’ai trouvé qu’il y avait d’autres personnes qui avaient réalisé une œuvre aussi importante et remarquable. Il y a, par exemple, le travail de William Quarrier, qui a fondé Les Maisons pour Orphelins d’Écosse, il y a 47 ans. En parallèle, il y a les Sanatoriums pour Tuberculeux et la Colonie pour Épileptiques, 80 bâtiments en tout, qui ont besoin d’un revenu de £70,000 par an, complètement pris en charge par des dons volontaires. William Quarrier était un pauvre garçon, affamé et transi de froid, vivant dans les rues de Glasgow. On raconte que lorsqu’il était affamé et transi de froid, alors qu’il voyait des flots de gens bien nourris et bien habillés passer leur chemin, il s’est promis que si jamais il devenait riche, ils viendrait en aide aux gamins pauvres, affamés et tremblant de froid comme lui. Il a grandi, et grâce à une grande application et à sa persévérance, il est devenu prospère ; il a donc pu débuter son plan pour secourir et venir en aide aux orphelins et aux enfants dans le dénuement. Actuellement, l’œuvre est toujours opérationnelle, sans publicité ni appels à l’aide.
Dans The Friend du 25 avril 1930, j’ai lu qu’une certaine Miss Smith avait démarré en 1906 l’Orphelinat Fowler, au Caire. En dépit de la désapprobation et des obstacles, cette œuvre a pris de l’ampleur à partir de rien (rien de visible) pour devenir ce qu’elle est à ce jour. Depuis le début de L’Orphelinat, et jusqu’à l’heure actuelle, toutes les dépenses courantes ont été réglées uniquement par la prière et des dons volontaires.
Il y a et il y a eu d’autres œuvres charitables démarrées dans la foi et menées avec une dépendance totale de Dieu. Celle de Muller est la plus importante d’entre elles, mais ce n’est pas l’ampleur de son travail qui m’attire, c’est une étude de l’homme lui-même. L’histoire de sa vie est un long enregistrement de mises à l’épreuve affrontées avec bravoure jusqu’à la victoire, de continuels défis lancés à la foi, et d’une soumission totale à la Volonté Divine. C’est un témoignage convaincant et inspirant du pouvoir de la prière pour surmonter chaque difficulté et réaliser l’impossible.
Il n’est guère aisé de mettre dans une coquille de noix le secret du succès de George Muller en tant qu’homme de foi, mais je vais essayer de le faire. Il a toujours progressé en se déplaçant le long de certaines lignes, et agi en fonction de lois et de principes définis. George Muller connaissait la Loi qui régit les ressources temporelles ; il était au courant du Principe sous-jacent, et c’est sans y déroger qu’il travaillait en harmonie avec cette Loi et ce Principe. A certains moments, agir ainsi poussait sa foi dans ses derniers retranchements, mais il n’a jamais faibli. Il allait fermement de l’avant, surmontant chaque difficulté. En allant jusqu’au bout, sa vie a prouvé la vérité de ce qu’il cherchait à prouver. La mission de vie de George Muller n’était pas de démarrer et de maintenir en vie le plus grand orphelinat au monde, mais de démontrer aux gens faibles que Dieu est un Dieu vivant, et que nos ressources et notre prospérité temporelles viennent du Seigneur (c’est à dire de l’Infini et de l’Invisible) comme résultat de la foi et de la prière. Grâce à mon expérience personnelle, et dans ma modeste démarche, j’ai prouvé la même vérité. Alors que je lisais la vie de George Muller, j’ai pu marquer mon accord avec tout ce qu’elle établit.
Elle confirme tout ce que j’ai découvert pour moi-même grâce à mon expérience, évidemment beaucoup plus modeste. Le principe est le même, toujours, aussi bien pour les petites choses que pour les grandes. George Muller l’a exprimé d’une manière différente, mais la vérité est la même. La Vérité est toujours la même, en dépit de la différence dans les langages utilisés par ceux qui l’ont exposée. Dieu ne change pas, la Loi reste la même, et le Principe est toujours inchangé et immuable.

Chapitre 2
Principe 1
« Dieu, la Source de l’Approvisionnement. »
George Muller croyait que le Seigneur est la source de tout approvisionnement. Au pauvre homme, qui trime du matin au soir pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants, il dit que ce n’est pas son travail qui les comble, mais c’est le Seigneur ; et que s’il travaillait moins et lisait davantage la Bible et priait plus, il serait plus prospère. Mais l’homme ne l’a pas cru. Il a dit en son cœur : « Alors que maintenant je travaille presque jour et nuit, je puis tout juste arriver à soutenir ma famille, alors que leur arrivera-t-il si je travaille moins ? » C’était cette ignorance et ce manque de foi qui provoquait chez George Muller le désir intense de prouver à des gens de cette espèce, grâce à  un grand acte de foi, et à sa justification logique, que les ressources matérielles de la vie ont leur source et leur origine dans le monde Spirituel et pas dans notre labeur ou notre prudence ; et qu’il existe une Loi supérieure de l’approvisionnement à laquelle nous avons accès grâce à la foi.
On n’insistera jamais assez sur ce point. Le Seigneur est notre Source d’approvisionnement matériel, et pas l’homme. L’approvisionnement vient à travers l’homme, mais il est en provenance du Seigneur. Il est contrôlé par le Seigneur, le seul Esprit Guide et Créatif Infini, et pas, disons, nos concurrents. Parce que notre Source d’approvisionnement est l’Esprit Infini, notre approvisionnement est illimité et intarissable : il ne peut jamais faire défaut.
Une fois que nous réalisons cette grande vérité, tout devient différent : nous regardons la vie avec des yeux différents. Nous pouvons dire joyeusement : « Le Seigneur est mon Berger, je n’aurai besoin de rien. » en admettant la signification littérale des mots, et pas leur signification plus large et cosmique. Nous réalisons que nous sommes devenus connectés à des ressources intarissables et invisibles. Notre tonneau de farine ne peut jamais se tarir ; notre cruche à huile ne peut jamais se vider. Bien que tous les hommes nous fassent défaut, et qu’il en va de même pour toutes les sources matérielles, Dieu est le même, hier, aujourd’hui, et à jamais, et si nous mettons notre entière confiance en Lui, nous ne pouvons jamais manquer, parce que Dieu, de par Sa propre nature, ne peut jamais nous faire défaut.
Certains peuvent rétorquer : « voici une très belle théorie, mais y a-t-il quiconque qui l’ait mise en pratique ? Pourquoi, même ceux qui enseignent ces choses, adoptent-ils toutes les sortes de trucs possibles pour obtenir de l’argent ? » Si c’est le cas, c’est parce que, pendant leur apprentissage, ils n’ont pas travaillé comme George Muller l’a fait. Non seulement il a compris les lois et les principes qui gouvernent la vie vécue par la foi, et la dépendance par rapport à Dieu, mais il les a testés et prouvés ; et en le faisant, il est entré dans une liberté sans cesse croissante.
Il faut donc prendre acte que la première règle, ou premier principe, sur lesquels George Muller a basé sa vie et l’a menée, est que le Seigneur est la Source de toutes les ressources temporelles, et pas l’homme. La Vie est spirituelle, et elle est gouvernée par l’Esprit.

Chapitre 3
Principe 2
« La Mise à l’Épreuve Pratique. »
Puisqu’il croyait que le Seigneur était sa seule et unique source d’approvisionnement, et qu’elle était inébranlable et intarissable, le pas suivant consistait à tester et à prouver la véracité de sa croyance. Cela, George Muller a entrepris de le faire dès qu’il s’est lancé dans la vie Spirituelle. La première chose qu’il a faite, c’est renoncer à son emploi, parce que la société missionnaire qui
l’employait n’acceptait pas qu’il renonce à son salaire pour ne dépendre que de dons volontairement consentis. Le jeune Muller a écrit à la Société pour expliquer que le Seigneur voulait qu’il ne reçoive aucun salaire, et aussi qu’il aille là où Il l’envoyait. Mais la Société lui répondit clairement, mais sans le dire en ces mots, qu’ils savaient ce qui était le mieux, bien davantage que le Seigneur, et qu’il devait continuer à travailler pour un salaire et faire ce qu’on lui disait ; que ce n’était pas l’affaire du Seigneur, mais la leur. Alors, naturellement, George Muller les a quittés, mais dans l’amour et la bonne volonté. Et tout aussi naturellement, il a trouvé un poste de pasteur. Dès son installation, il a refusé son salaire, et jamais, par la suite, il n’en a accepté un. Il dépendait du Seigneur pour lui envoyer ce qui était nécessaire, par l’intermédiaire de l’Esprit d’Amour qui vivait dans les cœurs de Son peuple, à la fois pour son œuvre bien-aimée, et pour ses besoins personnels. L’argent envoyé spécifiquement pour son propre soutien, en remplacement du salaire, passa de £160 environ par an à £3,000. Mr et Mrs Muller vivaient pourtant très modestement, même humblement, c’est pourquoi la plus grande partie de ces fonds était transférée vers l’œuvre du Seigneur.
Mais ce n’était qu’un commencement des choses, une portion minime de l’ensemble. George Muller se lança dans des mises à l’épreuve de la foi bien plus importantes que cette histoire de salaire. Il se lança dans les grandes profondeurs quand il démarra ses Orphelinats. Les charges et obligations financières qu’il s’engagea volontiers à respecter avaient de quoi effrayer le cœur le plus courageux, pourtant Muller fut mis à l’épreuve jusqu’au bout. Il s’agit d’une vérité mystique – c’est vrai en ce qui concerne la vie spirituelle ou régénératrice – lorsque nous commençons à mettre Dieu (ou la vie) à l’épreuve, Dieu, par l’intermédiaire des expériences de la vie, commence Lui aussi à nous mettre à l’épreuve. C’est grâce à ce processus dual que notre foi se développe, et que nous accédons à un stade avancé dans les choses spirituelles.

Chapitre 4
Principe 3
« La Nécessité de Prier. »
George Muller a soutenu et maintenu sa foi grâce à la prière. Ses grandes réalisations ont été rendues possibles, et ses grandes victoires ont été remportées, par son étude, ainsi que par les heures innombrables consacrées à la prière et à la lecture de la Bible. En prière, il vidait son cœur à Dieu, il Lui disait absolument tout ; dans la lecture des Écritures, il découvrait que Dieu lui parlait. Ceci est beaucoup plus sûr que d’écouter des voix, ou ce qu’on croit être la voix de Dieu. Des extraits des Écritures s’éclairent de merveilleuse manière, et nous apportent exactement le message dont nous avons besoin. Cette voie n’est pas celle de la thésaurisation, des possessions, de la défense, du combat pour une part de la richesse du monde, mais du lâcher-prise, de la dépendance de l’Invisible Divin, plutôt que de nos propres efforts, ou des lois matérielles et des conditions mondiales. Nous ne pouvons contrôler directement le visible. Cela veut dire que si une chose est arrivée, elle devait arriver. Si un navire a fait naufrage, ou qu’un autre évènement a eu lieu, il est inutile de nier que c’est le cas. Cependant, c’est dans l’Invisible qu’est la Cause des évènements extérieurs. Grâce à la prière, nous travaillons dans le monde de la Cause. Ensuite, le résultat de notre prière voit sa manifestation dans la vie extérieure. En aucun cas, nous ne devrions adopter une attitude de « laissons faire et espérons le meilleur. » Rien n’est accompli de cette manière. Travailler dans l’Invisible est la plus haute forme possible d’activité mentale et spirituelle. Accomplir par l’intermédiaire du « Dedans » n’est guère aisé. C’est une grande réalisation, et aucune grande réalisation n’est facile. Cela nécessite de compter continuellement sur Dieu, sans jamais arrêter, jusqu’à ce que soient surmontés tout doute, toute peur, ou toute incertitude, et qu’une sensation de prise de conscience soit atteinte, dans laquelle on sait intuitivement, par une reconnaissance directe de l’âme, que « Tout est bien, aussi bien maintenant que pour dans un million d’années. » Parfois, George Muller priait toute la nuit pour atteindre cette sensation de certitude. A certains moments, le manque apparent dont souffrait son travail s’imprimait sur son âme et le rendait anxieux. Il n’était ni un dieu ni superman, mais quelqu’un rempli de fragilité, comme nous le sommes tous. Il avait ses moments de doute et de crainte, mais il triomphait toujours de tout grâce à la prière, grâce à l’attente qu’il avait mise en Dieu, jusqu’à ce qu’il SACHE une fois de plus que « tout est bien, » et que ce
l’est toujours, parce que Dieu ne peut jamais faire défaut. Dès que, poussés dans nos derniers retranchements, nous réalisons clairement cette suprême vérité, nous devenons centrés dans la Vérité : nous devenons ancrés dans l’Immuable et l’Éternel : nous devenons établis dans l’ordre Divin.
Il existe, pour ainsi dire, deux sortes de prières. Il y a le travail mental qui ne va jamais au-delà de l’Astral. Bien qu’il puisse sembler que des choses doivent se former dans l’Astral avant d’apparaître sur le Plan Matériel, une telle prière à l’Astral n’est pourtant pas du tout une prière. Les forces astrales peuvent être contrôlées par une volonté forte, par une pensée puissante, et par l’usage de la visualisation ou d’autres pouvoirs de ce genre ; mais quoi que ce soit qui se produise sans être en harmonie avec l’Esprit doit périr. Bien que cela puisse également paraître bon, en réalité ce ne l’est pas : le plus souvent, c’est une malédiction. Jésus a dit :  « Toute plante que mon Père Céleste n’a pas plantée sera déracinée. » Tout ce qui n’est pas de la Volonté de Dieu n’est pas en accord avec l’Harmonie véritable ou l’ordre Divin. Rien de ce qui n’est pas en harmonie avec l’ordre Divin n’est d’aucune utilité pour l’homme – ce ne peut qu’accroître ou prolonger sa souffrance.
Quoi qu’il en soit, quand nous approchons le Spirituel et l’Éternel, nous pouvons uniquement prier pour que la Volonté du Très-Haut puisse s’accomplir. Les prières de volonté personnelle recherchent uniquement un moindre bien – ce que l’esprit limité croit être bon – mais la prière à l’Éternel et Très-haut est pour un plus grand bien – c’est à dire ce qui est en harmonie avec la Volonté et le Dessein du Plus Haut des Cieux.
Nous sommes invités à prier, et même obligés de le faire, mais c’est afin que nous puissions recevoir notre plus haut bien. En priant pour que le Plus Haut Bien puisse s’accomplir, nous atteignons le Pouvoir le plus Élevé – la Sagesse et l’Amour Infinis – et recevons donc le plus haut bien. Ce plus haut bien est le seul bien, la seule chose qui puisse nous satisfaire, nous rendre heureux, et nous remplir de joie de façon permanente et éternelle.
La même loi s’applique à la prière pour les autres. Georges Muller devait prier pour ses Orphelinats, mais il priait uniquement pour que la Volonté de Dieu puisse s’accomplir. En disant ceci, je ne prétends pas qu’il ne priait pas pour des choses spécifiques, parce que c’est précisément ce qu’il faisait. On raconte qu’il priait pour n’importe quelles choses, même les plus anodines et les plus futiles, mais toujours pour que ce soit fait dans la voie de Dieu – la seule voie qui soit parfaite, complète et harmonieuse. Si nous ne prions pas, nous ne pouvons espérer recevoir. Et si nous prions pour notre propre volonté, nous recevrons ce qui n’est pas harmonieux. Et, parce que ce n’est pas pour notre bien, cela doit échouer ou être « déraciné. » Mais, si nous prions en accord avec la Volonté du Très-Haut, et que nous ne recevons pas exactement ce que nous avons demandé, alors nous recevons quelque chose de bien meilleur.
La vie veut nous donner le meilleur, mais nous devons pour cela nous impliquer, nous devons pour cela travailler dans l’Invisible. Nous devons prendre contact avec la Source de tout Bien, afin que ce bien puisse se manifester. Nous avons également besoin de prier, continuellement, afin que notre foi puisse se maintenir, se rafraîchir et se renouveler ; car rien ne peut être accompli sans la foi. En réalité, la prière ne consiste pas à demander des choses, et obtenir qu’elles nous soient données, mais en une quête de Dieu ; et y arriver ensuite, jusqu’à ce que nous Le trouvions, réalisions que tout est bien, et que nous accédions à la liberté. Notre vie est parfaite telle qu’elle est représentée dans l’Esprit de Dieu ; et la prière, en mettant notre esprit en harmonie avec l’intention divine, amène en manifestation la perfection intrinsèque. Nous ne devons pas changer Dieu par nos prières ; nous ne devons pas changer Sa volonté ou Lui faire modifier Son intention en ce qui nous concerne, mais seulement devenir nous-mêmes différents, afin d’être dans l’unicité, ou être mis en accord avec le bien que Dieu a préparé pour nous.
Donc, non seulement la prière maintient et soutient notre foi, elle nous met aussi en contact avec l’Unique Source Vivante de toutes choses, et rend par conséquent toutes choses possibles.
Nous devons non seulement mener des entreprises dans la foi, afin de nous attaquer aux péripéties qui se déroulent sur la mer de la vie, mais nous devons maintenir cette foi au moyen de la prière qui, à certains moments peut être, en des périodes de complète impuissance et d’abandon, l’unique ancrage à Dieu. C’est uniquement par la prière et la communion que nous pouvons toujours, à
travers les épreuves de la nouvelle vie, être menés victorieusement vers la libération. Quand nous mettons Dieu au défi, Il nous soumet à des épreuves qui pourraient nous engloutir.  Mais c’est pour notre foi – foi qui est soutenue et maintenue uniquement par une prière continue et persévérante, ainsi que par la communion avec Dieu. Une telle prière ne consiste pas seulement à demander des choses, mais à chercher Dieu jusqu’à ce qu’Il soit trouvé, et nous savons que tout est bien dans la réalité.


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Dernière édition par Mili le Mer 12 Juin 2019 - 15:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Sam 8 Juin 2019 - 16:19

Chapitre 5
Principe 4
« Ne Jamais Appeler à l’Aide. »
Ne jamais compter sur l’homme (le bras de chair) ni faire des appels au public. Ceci constitue naturellement la suite ou la conséquence logiques du principe n°1. Si Dieu est la seule source de l’approvisionnement temporel, il est évident que la seule chose sensée, logique et raisonnable à faire, est de se fier entièrement au Pouvoir Créateur Invisible, et pas à l’homme. Évidemment, ceci ne signifie nullement que nous devons cesser de travailler, mais que nous travaillons à partir d’une motivation différente, et avec un objectif différent. Nous travaillons afin de servir, et pas pour obtenir de l’argent, bien que nous puissions être payés, et payés largement, directement ou indirectement, pour ce que nous faisons. Le fait même que nous ne travaillions pas pour un profit, mais dans un esprit de service, aide à nous apporter le succès et l’abondance. Nous réalisons que ceci est attribuable à l’action d’une loi plus élevée. Nous comptons donc sur Dieu pour la récompense, et Il ne fait jamais défaut, parce qu’Il est lié par l’inaltérabilité de Ses propres lois et principes.
Si nous essayons de placer notre vie sur une base spirituelle, et de vivre par la foi en dépendant de Dieu, nous sommes vite tentés de faire confiance à l’homme, ne fût-ce qu’un peu. La tentation est très subtile. La situation dans laquelle nous nous trouvons est telle qu’il nous semble que la seule chose que nous puissions faire est d’adopter les méthodes du monde. C’est qu’apparemment Dieu ne s’occupe pas de nous, puisqu’Il ne fournit aucune solution apparente. D’autre part, nous savons que si nous adoptons les méthodes du monde, nous obtiendrons une assistance instantanée. La tentation est donc à la fois sérieuse et subtile. Pourtant, si nous cédons, nous gâchons tout, tandis que si nous refusons de le faire et soumettons donc Dieu au défi final dans lequel nous risquons tout, même notre âme, Dieu doit agir. George Muller était souvent tenté de réagir de cette manière, mais il n’a jamais fléchi ni lâché pied. S’il l’avait fait, son grand objectif aurait été brisé, car son ambition était de fournir une leçon objective sur la foi, et pas seulement de diriger un Orphelinat.
Mais bien qu’il soit vrai que George Muller n’avait confiance qu’en Dieu, refusant de faire appel à l’homme, néanmoins c’est à juste titre qu’il faisait savoir que son travail dépendait (sous le contrôle de Dieu) des dons librement consentis de ceux qui déclaraient être des partisans de Jésus-Christ. Quand il refusa d’accepter un salaire en tant que pasteur, il installa une boîte dans son église ou sa chapelle, dans laquelle les fidèles qu’il desservait pourraient déposer leurs dons. Non seulement il leur fit savoir qu’ils pourraient faire cela, mais il prêcha des sermons sur le sujet, pour démontrer aux gens que c’était vraiment un privilège pour eux de soutenir de cette manière l’œuvre du Seigneur. En elle-même, l’installation de cette boîte était un acte de foi, et un abandon de méthodes matérielles et humaines, afin d’en adopter une plus spirituelle. C’était une méthode qui, en raison de  sa dépendance de la spontanéité de l’Esprit qui animait les enfants du Royaume, était davantage en harmonie avec l’Esprit du Christ. Précédemment, des collectes étaient organisées de banc à banc. Mais Muller s’y opposa, au motif que cela pourrait, par honte, inciter les pauvres gens à donner plus qu’ils ne pouvaient ou désiraient donner, tandis que les riches pourraient être tentés de donner plus afin d’être vus des autres. L’abolition des collectes fut donc un grand acte de foi de sa part  Il est bien connu que si on fait passer des plateaux ouverts, on récolte plus d’argent qu’en utilisant des sacs. Avec les premiers, les gens qui sont proches peuvent voir ce que l’on y met ; mais quand on utilise les seconds, ils ne le peuvent pas. Une boîte fixée sur le mur devrait évidemment rapporter encore beaucoup moins, car certains pourraient ne pas y songer, alors que d’autres, à la manière de Nelson qui mettait son télescope à son œil aveugle, pourraient faire semblant de ne pas la voir.
Alors, Muller, en refusant d’abord son salaire, a accompli un grand acte de foi ; et ensuite, quand il a aboli les collectes, il a accompli un autre et encore plus grand exploit de la foi. Je désire attirer l’attention sur ce point : quand Muller a refusé un salaire et aboli les collectes, il a presque entièrement coupé son seul canal d’approvisionnement pour ses besoins quotidiens, mais il a cependant fait savoir aux gens qu’il était (sous le contrôle de Dieu) dépendant des offrandes librement consenties, et il a insisté que c’était leur devoir et leur privilège, en fonction de leur capacité et de leurs ressources, de donner le plus possible. Il leur a fait savoir que c’était leur devoir et leur privilège de prendre le risque de la foi par le don, comme cela avait été le sien en refusant tout argent qui pourrait être obtenu par contrainte, suggestion ou de la manière dont il a été question. Il sentait que l’argent ramassé par persuasion et effort, ou par la contrainte des collectes, n’était pas conforme à l’esprit de Dieu, ni en harmonie avec les voies de l’Esprit. Ces méthodes étaient des méthodes matérielles et humaines. Il désirait mettre les matières financières sur des bases Célestes, chaque pièce de monnaie étant un don d’amour, une offrande au Seigneur. La manière dont les gens donnent (en fonction de leurs moyens) montre jusqu’à quel point l’Esprit du Christ est devenu vivant en eux. La manière dont ils donnent montre jusqu’à quel point ils veulent se risquer dans la foi. Sans cela, aucun progrès réel dans les choses spirituelles n’est possible.
Muller alla même plus loin, car il leur enseigna que donner au Seigneur était une source de prospérité. Il ne voulait pas dire qu’il fallait donner afin de produire des conditions de prospérité. Le don devait être fait dans un esprit d’amour et de gratitude et, naturellement, sans aucune arrière pensée. L’œil doit être sain (voir Matt.6:12 ou Luc 11:34), la motivation pure, c’est à dire parfaitement sincère. Toutefois, si nous donnons volontiers, tellement volontiers que nous devons en fait, à cause de cela, faire confiance à Dieu pour le futur, alors nous sommes largement bénis. Et cet état de félicité s’accroche à nous, même après de nombreuses années. Quelques personnes (mais très rarement, je l’admets) se plaignent d’avoir pratiqué la dîme ou donné pour le Seigneur sans en avoir retiré aucun bien ; c’est à dire qu’ils ne sont pas devenus prospères. La nature de la plainte démontre qu’ils n’ont pas donné avec amour, ou dans un esprit d’abandon, mais qu’ils ont simplement fait des paiements afin de les récupérer augmentés des intérêts. C’est de la duplicité ou de l’hypocrisie ; ce n’est certainement pas agir avec l’œil sain et avec une motivation pure ou sincère.
George Muller a enseigné très clairement que donner devrait être un acte libre et généreux au point que la plupart des gens le considèrent avec étonnement. Il déclare : « L’enfant de Dieu doit vouloir être un canal par lequel s’écoulent les libéralités divines, en ce qui concerne à la fois les choses temporelles et spirituelles. Au départ, ce canal peut être étroit et peu profond ; pourtant, il y a de la place pour que puisse s’écouler une partie des eaux des largesses de Dieu. Et si nous acceptons avec enthousiasme d’être nous-mêmes des canaux dans ce but, alors le canal devient plus large et plus profond, et les eaux de la générosité de Dieu peuvent passer plus abondamment. Au début, il se peut que nous ne puissions contribuer que pour £5, ou £10, ou £20, ou £50, ou £100, ou £200 par an, mais par la suite le double ; et si nous sommes encore plus croyants dans notre gestion, après un an ou deux, quatre fois plus ; ensuite peut-être huit fois, et finalement vingt fois ou cinquante fois. Nous ne pouvons déterminer dans quelle mesure Dieu peut nous utiliser comme instruments de communication de la bénédiction, à la fois temporelle et spirituelle, pour autant que nous acceptions d’être les instruments du Dieu vivant, et soyons satisfaits de n’être que des instruments, et de Lui donner toute la gloire. Mais en ce qui concerne les choses temporelles, et qu’en effet nous progressions selon l’esprit de Dieu en ces choses, il se pourrait que, de plus en plus, nous devenions des instruments de bénédiction envers les autres, sans chercher à nous enrichir nous-mêmes. Soyons contents quand le dernier jour d’une autre année nous trouve toujours dans notre corps, sans posséder davantage que le dernier jour de l’année précédente, ou même beaucoup moins. Pourtant, au cours de l’année, nous avons été les instruments d’une importante transmission aux autres, grâce aux moyens dont le Seigneur nous avait investis. »
« Pour ce qui est de ma propre âme, par la grâce de Dieu, ce serait un fardeau pour moi de
découvrir que, quelle que soit l’importance de l’accroissement de mon revenu au cours de l’année, je sois en train d’accroître mes possessions matérielles. Pour moi, ce serait en effet la preuve évidente que je n’aurais pas agi comme un régisseur pour Dieu, et que je ne me serais pas consacré à être un canal pour que s’écoulent les eaux de l’abondance de Dieu. En outre, je ne puis qu’apporter ici mon témoignage : quelle que soit la faible mesure dans laquelle Dieu m’a permis d’agir conformément à ces vérités durant les quarante-cinq dernières années, j’ai trouvé que c’était profitable, très profitable pour ma propre âme ; et en ce qui concerne les choses temporelles, je n’ai jamais été un perdant en agissant ainsi. J’ai découvert plus qu’abondamment la vérité dans 2Cor.9:6 (Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème beaucoup moissonnera abondamment.), Luc 6:38 (Donnez et il vous sera donné : on versera en votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous êtes servis.) et Prov.11:24,25 (Tel, qui donne libéralement, devient plus riche ; et tel, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir. L’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé.), et je l’ai vérifié dans ma propre expérience. »
C’est de cette manière que George Muller a appris à sa congrégation à donner ; et en agissant ainsi, il les a aidés à se risquer dans la foi et donc à faire des progrès dans la vie spirituelle. Grâce à cet enseignement, il a aussi apporté liberté et prospérité à plusieurs milliers de vies. En fait, il en est résulté une bénédiction dans toutes les directions, parce que ce qu’il pratiquait lui-même et apprenait à pratiquer aux autres ne pouvait qu’amener la bénédiction. En effet, ceci était en harmonie avec l’esprit et la volonté de Dieu. Et ceci nous amène au principe suivant, que Muller respectait rigoureusement.

Chapitre 6
Principe 5
« Éviter les Dettes ».
En aucun cas, et à aucun moment, George Muller ne s’est endetté, que ce soit personnellement ou pour son œuvre. S’il n’avait pas l’argent pour acheter quelque chose, il refusait de l’avoir. Il n’a jamais eu la moindre dette sur les bâtiments de son Orphelinat. Il a toujours attendu d’avoir l’argent avant de commencer à bâtir. Il n’a jamais emprunté d’argent, ni obtenu de crédit ; et par conséquent,  il n’avait pas de soucis ni d’inquiétudes financières. Il a non seulement épargné pour les Orphelinats une grosse somme d’argent qui, autrement, aurait été payée en intérêts, mais en agissant de la sorte, il a conduit son œuvre conformément à l’esprit de Dieu. Il est évident que si Dieu veut que nous ayons une chose, Il fournira l’argent pour cela. Ceci constitue la vérité en rapport avec ce que nous avons déjà exposé : si nous sommes des canaux avisés à travers lesquels la générosité de Dieu peut s’écouler dans l’intérêt de Son œuvre, alors Dieu fait s’écouler Sa générosité à travers nous, aussi longtemps que nous maintenons le canal pur et dégagé.
Ce principe, prouvé par George Muller dans sa vie et son œuvre, est également vrai pour nous, dans notre vie et notre travail. Il s’applique exactement de la même manière, bien que les circonstances soient différentes. Nous ne devrions jamais nous endetter. Si nous avons réellement besoin d’une chose, l‘argent sera disponible au moment opportun. George Muller et son épouse étaient prêts à  mourir de faim plutôt que d’acheter quelque chose qu’ils n’auraient pu payer, et cette attitude était très sage. Muller a donc adopté l’attitude victorieuse. Sans le savoir, il maintenait une conception très positive et, à cause de cela, il réussissait à tous les coups. S’il avait obtenu des choses à crédit, cela aurait indiqué un affaiblissement de l’objectif, une dépendance de l’aide de l’homme et un état négatif de l’esprit et de la volonté. George Muller n’était rien sinon positif ; c’est à dire qu’il était positif dans tout ce qu’il faisait. Il connaissait les principes qui gouvernaient le succès dans tous les chemins de la vie, et agissait résolument en les appliquant. En faisant cela, il était victorieux sur toute la ligne. Sa vie était une succession de triomphes, et cela parce qu’il a toujours adopté et maintenu une attitude positive et victorieuse. Nous pouvons être très loin d’avoir un caractère aussi fort et aussi grand que George Muller, et n’être en fait que de simples pygmées face à un géant, mais les principes sont applicables maintenant, exactement comme ils l’étaient à son époque. C’est
pourquoi, en les suivant à notre manière, bien plus modeste, nous pouvons passer de victoire en victoire et devenir de plus en plus forts.
Des gens qui ont des dettes m’ont parfois écrit pour me demander de faire un appel en leur faveur. Mais si je l’avais fait, cela aurait aggravé leur situation. Leur position était due au fait qu’ils n’adoptaient pas une attitude positive face à la vie. C’était à cause de leur attitude négative qu’ils s’étaient autorisés à être impliqués dans les dettes. Et faire un appel aurait accru leur dépendance des autres, mais aussi leur négativité à un point tel qu’ils auraient attiré le malheur toute leur vie.
L’attitude positive et victorieuse empêche l’adversité de s’approcher, alors qu’une attitude négative l’attire. On se rendra immédiatement compte que si un homme se permet de contracter des dettes, il n’agit pas d’une manière positive, mais négative. Il adopte une attitude de fragilité et de dépendance au lieu de l’attitude « agis ou meurs ». C’est à cause de ceci que si peu d’emprunteurs peuvent rembourser. L’action d’emprunter elle-même accroît leur fragilité et leur attitude mentale négative. Et c’est ainsi que d’autres malheurs sont attirés, et les ennuis augmentent au lieu de diminuer.  
En dehors des problèmes de mauvaise santé, c’est l’endettement qui est la principale cause de troubles dans la vie de la plupart des gens. Pourtant, s’ils acceptaient d’adopter l’attitude positive de déclarer qu’ils préféreraient mourir de faim plutôt que d’acquérir quelque chose qu’ils ne pourraient payer, ils accéderaient à la liberté. Comme le dit tout individu sensé : « L’endroit le plus heureux où vivre est juste dans les limites de votre revenu. »
En imagination, je puis entendre de nombreux lecteurs commencer à protester « Oui, tout cela est très bien, mais ... » etc. Ce qu’ils veulent dire, c’est que leur situation est différente, que dans leur cas, il est impossible de ne pas s’endetter. Tout cela c’est très bien d’en parler pour George Muller et Henri Thomas Hamblin, mais s’ils se trouvaient à leur place, ils ne seraient pas capables d’agir selon leurs principes. S’il vous plaît, n’allez pas imaginer que je ne me rends pas compte de la taille de ces difficultés. Elles sont grandes, mais elles ne modifient pas le principe ou la vérité. Dans le malheur, rien ne peut sembler être plus désespérant que d’agir en fonction de ce principe. Cela peut sembler nous couper totalement de toutes les voies par lesquelles l’aide pourrait arriver. Et tout le temps, d’autres personnes, avec moins de principes ou sans principe du tout, obtiennent de l’aide au moyen d’une histoire qui suscite la pitié. Pourtant, ceux qui s’accrochent au principe, en refusant de s’endetter ou de dépendre d’autres personnes, et donc s’en tiennent à l’attitude positive et victorieuse, sortent finalement vainqueurs de la course de la vie. Quant à ceux qui s’endettent et dépendent de l’aide des autres, ils restent exactement ce qu’ils étaient, toujours dans les dettes, toujours des boulets à traîner par les autres.
Ceux qui se moquent de la religion, en disant que c’est négatif, que c’est simplement de la drogue pour les faibles, seraient surpris s’ils venaient à acquérir une certaine connaissance de ce qu’ils critiquent. S’ils faisaient connaissance de manière pratique avec la manière de vivre une vie de foi en Dieu, ils découvriraient qu’il s’agit de la vie la plus positive possible, exigeant une grande audace, du courage, de la persévérance et de l’endurance, et celui qui la pratique sincèrement devient une personne du genre le plus positif possible. Des gens demandent : « Comment puis-je devenir positif ? » La réponse est : agissez conformément aux mêmes principes que ceux qui étaient suivis par George Muller. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. C’est difficile, surtout au début, mais au fil du temps, cela devient une habitude. Si nous choisissons toujours le difficile sentier ou trajet de l’action, ce qui requiert les plus grandes exigences de notre foi en Dieu, alors, sans aucune connaissance en psychologie, nous devenons très positifs, et faisons route vers la libération. Nous accédons au sommet de la vie, au lieu d’être submergés par ses maux et ses difficultés. Il y a plus de vérité dans le dicton « il y a plein de place au sommet » qu’on ne l’imagine généralement. Une foi positive en un Dieu vivant mène à une liberté sans cesse croissante.
Il est évident qu’on ne peut faire des affaires sans le crédit. Mais il est avisé l’homme qui règle ses comptes rapidement, un jour précis de chaque mois, de sorte que tous ceux avec qui il est en affaire savent que le même jour de chaque mois, ils recevront sans faute, de sa part, un chèque pour règlement de tout compte, moins la ristourne pour paiement rapide. En lisant ce texte, certains pourront pousser un soupir, souhaitant que cela puisse être vrai dans leur cas. Ils devraient se souvenir que l’attitude de l’esprit fait toute la différence entre dettes et liberté. Si on est déterminé à
ne pas s’endetter, alors on adopte une attitude positive. Cette attitude positive se reflète dans chaque
action, de sorte que la prospérité est attirée en une centaine de voies subtiles. Celui qui prend la résolution d’être libre et indépendant, et de ne rien acquérir qu’il ne puisse payer, adopte l’attitude déterminée, forte et victorieuse qui prépare le terrain pour le succès.

Chapitre 7
Principe 6
« Ne Jamais Laisser Connaître Son Besoin  ».
Nous arrivons tout naturellement à la règle de vie ou principe suivant ; George Muller l’a vécu de manière inflexible. Le voici :
Jamais, en aucune circonstance, ne laissez connaître que des situations sont difficiles, si cela devait être le cas. Ici, à nouveau, Muller adopte et maintient l’attitude et la perspective fortes et positives, et il poursuit le cours confiant et courageux de l’action. Non seulement il ne voulait pas rendre public son besoin temporaire, ni demander de l’aide pour son embarras, mais chacun, dans les Maisons, était soumis au secret et au silence. Personne n’était autorisé à souffler mot au sujet de l’austérité passagère. Il allait même au-delà de cette attitude : pendant ces périodes, quand des visiteurs lui demandaient s’il avait un besoin spécial, ou s’ils se trouvaient dans une situation monétaire difficile, ces questions étant formulées avec la perspective d’aider les Maisons dans leurs besoins, Muller n’aurait jamais admis que l’œuvre avait des difficultés. Il affirmait que leurs ressources étaient abondantes, ou quelque chose du même acabit. Il est indubitable que dans un premier temps, la tentation était grande de poser de telles questions dans de tels moments, quand tout approvisionnement semblait s’être tari, et quand il n’y avait (humainement parlant) aucune perspective de solution. Cependant, les évènements ultérieurs ont toujours prouvé que l’attitude positive de s’en remettre entièrement à Dieu était, et est toujours, celle de la victoire et du succès. Si George Muller avait cédé à un tel moment et avait admis son besoin apparent (car il était seulement apparent, puisque chaque fois la solution était véritablement en route), il aurait été infidèle à Dieu, il serait devenu négatif dans son tempérament et sa pensée, et son œuvre bien aimée aurait été abîmée de manière irrémédiable.
George Muller a affronté ces expériences avec un esprit parfait. Jamais, à aucun moment, il n’aurait admis que Dieu l’avait laissé tomber. Et il n’aurait jamais laissé tomber Dieu. Imaginez qu’il ne semblait y avoir aucune issue, et pourtant il ne voulait pas, ne fût-ce que par une allusion discrète, laisser connaître ses difficultés aux autres gens. Il était déterminé à vivre par la foi ; et sa mission était de donner au monde une leçon de choses sur la foi. Il voulait aller de l’avant à n’importe quel prix ; agir ou mourir, gagner ou perdre, jouer le tout pour le tout, c’est plus loin qu’il était déterminé à aller. Il avait placé toute sa confiance en Dieu, et c’était l’affaire de Dieu de le soutenir.
C’est la leçon que nous devons apprendre, nous tous qui tentons de vivre une vie de foi, de nous en remettre, nous-mêmes et tous les autres à Dieu, et qui alors ne cédons jamais, ne faiblissons jamais et ne regardons jamais en arrière. Quand nous « remettons notre fardeau au Seigneur », il devient le Sien, et parce que c’est un point d’honneur pour Lui, Il veut et doit s’en charger. Parce que c’est un point d’honneur pour Lui, Il ne peut jamais faillir à Ses engagements. Il nous enjoint de Le mettre à l’épreuve. « Apportez toutes les dîmes à l’entrepôt, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison, et mettez-moi maintenant à l’épreuve, dit le Seigneur des armées, pour voir si je n’ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel et ne répands pas sur vous une bénédiction telle qu’il n’y aura pas assez de place pour la recueillir. » (Malachie 3:10 et suivants.)
Le secret d’un approvisionnement abondant et constant, c’est de donner généreusement, d’avoir une confiance totale et de recevoir pleinement. Ce système Divin apporte la liberté, l’indépendance et la bénédiction dans la vie. C’est juste le contraire des habitudes du monde, qui consistent à acquérir et à garder tout ce qu’on peut, et à faire confiance à l’argent et aux possessions plutôt qu’à Dieu.
Je voudrais cependant mettre ce point en évidence : George Muller n’aurait en aucune manière accepté de permettre à un étranger à l’institution d’avoir connaissance des moments difficiles de mises à l’épreuve par lesquels il était passé. Il faisait savoir au monde qu’il ne demandait pas un sou ; et pourtant, lui-même et son œuvre étaient pris en charge par des dons volontaires. Mais il n’aurait jamais permis qu’on sache qu’ils étaient apparemment dans le besoin et les difficultés, aussi mauvaises que semblaient être les choses. Faire savoir que l’œuvre était soutenue volontairement, et que les gens pouvaient lui faire des dons s’ils y étaient enclins, c’était adopter une ligne d’action puissante et positive. La raison pour laquelle ceux qui permettent à eux-mêmes et à leur œuvre de s’endetter, et qui invoquent aussi la pauvreté, tout en faisant le récit de leurs malheurs, en disant que leur œuvre doit fermer si quelque chose n’est pas fait, etc., la raison pour laquelle ils sont toujours dans les difficultés, et ne peuvent jamais se débarrasser des dettes et des problèmes, mais s’enfoncent au contraire de plus en plus profondément dans le bourbier, est qu’ils suivent une ligne de conduite négative et faible. George Muller avait ses difficultés, mais il finissait par les surmonter en accédant à une liberté, une autonomie et un succès sans cesse croissants. Ceux qui dépendent de l’humain sont toujours à la merci de ses caprices et des fluctuations des conditions matérielles. Mais George Muller dépendait de Dieu, et s’établissait donc dans une Réalité immuable. Les temps difficiles par lesquels il passait n’étaient que les mises à l’épreuve en cours d’apprentissage. Quand le besoin et l’échec lui faisaient face, l’abondance était déjà en chemin.
Grâce à de nombreuses et minutieuses expériences, George Muller devint de plus en plus confiant en Dieu. Expérience après expérience, il a acquis la conviction que s’il adoptait et maintenait l’attitude positive – l’attitude de dépendre totalement de Dieu, plutôt que de rechercher l’aide de l’homme – Dieu et l’Invisible répondaient toujours. Dans le Caché et l’Invisible, il y avait l’abondance illimitée qui attendait de s’écouler vers lui et son œuvre en quantité sans cesse croissante, en fonction de ses besoins et correspondant aux demandes qu’il adressait à la générosité de Dieu. L’Abondance de Dieu est comme un puissant océan, si vaste qu’il nous est impossible de l’épuiser ou de causer un manque pour les autres. Nous pouvons aller vers cet Inépuisable Océan avec une petite tasse et n’emporter que cette petite tasse pleine de bonté et de bénédiction. Ou, si nous avons suffisamment de foi, nous pouvons prendre un seau et emporter ce seau rempli à ras-bord. Pour l’Océan, cela ne fait aucune différence. Et combien de fois nous y allons, avec notre tasse ou avec notre seau, n’a aucune importance : l’abondance est toujours là, et elle le sera toujours, car elle est inépuisable ; elle a son élévation dans le cœur et l’esprit de Dieu.

Chapitre 8
Principe 7
« Toujours Aller de l’Avant, Vers de Nouvelles Entreprises  ».
La règle de vie suivante que George Muller observait est :
Toujours aller de l’avant vers de nouvelles aventures, se lancer dans les profondeurs avec plus de courage, à titre expérimental et en faisant preuve d’initiative. George Muller ne restait jamais tranquille : il fallait toujours qu’il soit occupé à quelque chose : il s’engageait sans cesse dans de nouvelles aventures impliquant la foi. Il était prudent : c’est à dire qu’il commençait petitement ; et alors, lui et son travail prenaient de l’ampleur ensemble, en taille et en valeur. Il était sage parce que la vie de la foi est comme la croissance d’une plante. « D’abord la feuille, ensuite l’épi, et finalement le grain complètement formé dans l’épi. » Nous devons commencer avec de petites choses, et quand nous avons mis Dieu à l’épreuve dans ces petites expériences, et que Dieu nous a mis à l’épreuve, nous sommes prêts à nous lancer dans de plus grands défis de la foi. Notre progression est donc harmonieuse et en accord avec l’ordre Divin. Nous ne sommes pas précipités dans des postes ou des responsabilités pour lesquels nous ne sommes pas préparés, mais quand nous sommes prêts, l’occasion de rendre des services plus grands et plus importants vient à nous, tout à fait naturellement et dans l’harmonie.
George Muller ne s’est jamais permis de s’enliser dans une ornière. Il savait que cela lui serait fatal de le faire, parce que s’il le faisait, sa fibre morale s’affaiblirait et sa foi déclinerait. Ne pas progresser, c’est reculer est un sage dicton du monde des affaires. Il est tout aussi sage et vrai quand il est appliqué à la vie spirituelle, la vie de la foi. Si nous ne faisons pas de nouvelles excursions dans l’inconnu, notre foi cesse d’être exercée, et elle s’affaiblit en conséquence. Si un athlète n’exerce pas régulièrement ses muscles, et s’il n’essaie pas de s’améliorer et de battre ses performances passées, il devient plus faible et plus mou : il se détériore donc. Le soi-disant homme de foi se trouve dans la même position : il doit aller de l’avant ; il doit faire des expériences plus importantes et plus audacieuses ; il doit élargir ses horizons ; il doit repousser toujours plus loin les limites de son esprit.
L’homme de foi doit brûler ses vaisseaux derrière lui chaque jour de sa vie. C’est vrai qu’il n’a pas besoin de bateaux : comme Pierre, il marche sur la mer de l’expérience, soutenu par d’invisibles forces qui le portent, aussi longtemps qu’il met son entière confiance dans le Pouvoir du Dieu Vivant.
La vie est une progression. Toute chose va de l’avant. Peu importe ce en quoi nous sommes engagés, nous devons aller de l’avant. Le fleuve qui poursuit allègrement sa route vers la mer est clair, transparent et pur. Mais pas la mare stagnante, qui est remplie d’impuretés, et est aussi désagréable pour la vue que pour l’odorat
La vie est mouvement ; la vie est action ; la vie est progression ; la vie est croissance. Nous devons toujours aller de l’avant, nous devons toujours nous développer.
George Muller, qui connaissait tout ceci, a adapté sa vie en conséquence. D’abord il a démarré son Orphelinat avec une maison et la somme de £1,000, apportées toutes les deux par la prière. Il a alors déménagé à Ashley Downs, acheta un terrain et construisit un bâtiment, le tout payé « rubis sur l’ongle. » Ensuite, il ajouta des bâtiments, augmentant ainsi le nombre d’enfants confiés à ses soins. Chaque extension constituait un formidable défi à la foi. Cela impliquait non seulement de rassembler de grosses sommes d’argent pour la construction des Maisons, mais aussi d’accroître considérablement les revenus annuels. Muller devait, par la foi, s’aventurer sur des mers inexplorées. Cela ne fait aucun doute que l’idée lui est venue qu’il serait possible de soutenir son œuvre grâce à des dons volontaires, mais jusqu’à un certain point, et que cela échoue pour un plus gros effort. George Muller ne disposait d’aucun moyen pour contredire ceci. Il ne disposait d’aucun chiffre ni d’aucune expérience où il aurait pu puiser l’information. Tout ce qu’il pouvait faire, c’est aller de l’avant avec la foi, en comptant sur Dieu pour le soutien et l’orientation. Ceci constitue un point important que connaissent tous ceux qui n’avaient aucune expérience. Il est inutile de compter sur Dieu pour le soutien si nous sommes en train de faire la mauvaise chose. De nombreuses personnes parmi nous, hélas, veulent suivre leur propre route, ou pensent qu’ils connaissent la meilleure route, et que leur foi et leurs prières peuvent pousser Dieu à bénir et à soutenir leur entreprise. « Si Dieu ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. » (Ps. 127:1) Il n’existe qu’une seule bonne route que nous puissions suivre, et c’est seulement la Sagesse de l’Omniscience qui peut nous la montrer et nous y mener.  George Muller a réussi à cause de sa foi, mais c’est parce qu’il avait suffisamment de foi en Dieu pour permettre à Dieu de le guider.
Quelqu’un qui utilise la vraie foi « a confiance dans le Courant qui connaît le bon chemin », toujours. C’est une fausse espèce de foi quand un homme veut se guider lui-même, et qu’il veut inciter Dieu et les forces Invisibles à lui apporter le succès. En fait, nous n’avons pas de foi du tout – aucune vraie foi, si nous ne voulons pas autoriser Dieu à « prendre la barre » de notre vie, et de notre foyer, notre travail et nos affaires. Celui qui n’a pas encore appris à prier à partir de son cœur, « Toi, conduis-moi », n’a pas encore commencé à vivre la vie de la foi. C’est après que nous ayons mis en pratique la prière et la soumission, dans l’esprit de ces paroles de Newman (Probablement le Cardinal John Henry Newman, 1801-1890), que la grande aventure commence. Car la foi est une grande aventure.
Certaines personnes, qui n’ont aucune connaissance du sujet, disent que se soumettre à la volonté et à la conduite de Dieu est un acte de faiblesse. Ils devraient essayer et voir par eux-mêmes. Ils découvriraient ainsi qu’ils ont entrepris « un vrai travail d’homme » et qu’il n’existe aucune vie qui demande autant de courage et de foi que celle qui cherche à être gouvernée par l’Esprit, selon la volonté de Dieu. Ceux qui pensent que la soumission à la gouverne de l’Esprit et de la Volonté de Dieu est faiblesse devraient étudier le portrait de George Muller dans la biographie du Dr. Pierson. Je n’ai jamais rencontré une figure plus forte, ni plus inflexible, ou si calme dans la tranquillité de sa vigueur. Quiconque regarde cela doit admettre qu’il s’agit de l’incarnation même de la vigueur et du pouvoir.
Non, mener une vie de foi et se permettre d’être conduit par l’Esprit, de sorte que tout ce que l’on fait est en accord avec la volonté de Dieu, n’est pas facile ; mais George Muller a prouvé que cela pouvait être fait. Il avait l’intention de donner une leçon de choses sur la foi pour les gens plus faibles, et en le faisant, c’est presque un million et demi de livres sterling qui est venu à lui, grâce à des dons volontaires ; mais en vérité, sa vie était tout autant une démonstration de guidance Divine quand elle est fondée sur la foi. Muller avait la foi pour faire confiance à Dieu, aussi bien pour son orientation que pour combler ses besoins. Il avait l’habitude de prier, et de persister à prier, et avait alors la grâce et la patience d’attendre des signes ou des indications d’orientation. Il n’écoutait pas des voix. Je ne me souviens pas d’avoir jamais lu que George Muller écoutait des voix. Son exemple en ce qui concerne ce point mérite l’attention sérieuse de nos contemporains. Les voix, quand on les entend, sont généralement d’ordre métapsychique ou astral, et si on leur obéit, elles ne peuvent nous mener sur le seul véritable bon sentier pour nous. Tout simplement parce que notre vrai sentier n’est pas connu sur les plans astraux ou  métapsychiques, il l’est seulement de l’esprit de Dieu, et sur les plans Célestes. Par conséquent, si nous désirons être conduits uniquement sur le seul véritable bon sentier (et donc l’unique vrai sentier vers le succès) nous devons exclusivement nous tourner vers Dieu pour la guidance.
Il est bien vrai qu’on peut être sérieusement trompés par des voix astrales. Et il est également vrai que si nous nous tournons vers Dieu pour la gouverne, nous sommes sans aucun doute guidés par l’Esprit. Nous n’entendons pas de voix, nous n’entendons pas littéralement :  « ceci est la voie, tu peux t’y engager, » mais nous pouvons réaliser, dans nos affaires, la main de Dieu qui nous guide.
George Muller priait et continuait de prier, mais il était satisfait d’attendre jusqu’à ce que les choses s’organisent d’elles-mêmes. Il n’essayait pas de faire des choses donquichottesques parce qu’il entendait des voix, mais il utilisait son sens commun et attendait que le temps soit venu pour lui d’aller de l’avant. Nous découvrons que le sentier qui est bloqué à répétition n’est pas le bon pour nous, mais dans le cas contraire, il s’ouvre devant nous juste au bon moment ; les difficultés disparaissent de façon harmonieuse ; et toutes les choses s’assemblent d’une manière qui, pour notre mental limité, n’est rien moins que merveilleuse.
Tout le long de sa vie, Muller a continué à lancer des défis à la foi. Il ne se contentait pas de prouver Dieu dans les petites choses, mais il Le testait constamment dans de plus grands projets. Il aurait été raisonnable pour lui de réduire ses activités quand il est devenu plus âgé. On se serait attendu qu’à 70 ans, ayant ainsi atteint l’âge soi-disant limite de la vie d’un homme dans son corps, il aurait envisagé de se retirer d’une vie aussi épuisante que la sienne. Depuis près de 50 ans il assumait les gestions de la grande œuvre des Orphelinats et, prêchant et parlant en public, du soutien à l’Institution de la Connaissance des Écritures. Tout cela le satisfaisait-il ? La plupart des gens auraient été plus que satisfaits, mais pas George Muller. Ayant épuisé toute la gamme des services dans son domaine et établi son grand Orphelinat, à la tête duquel il avait placé son beau-fils, il se mit en quête de nouveaux secteurs à conquérir. Il avait servi Dieu et les hommes au maximum de ses capacités et il trouvait que la voie s’ouvrait pour d’autres services. C’est ainsi qu’à 70 ans, il s’embarqua avec plaisir et passion dans un tour de monde d’évangélisation.
Personne, à moins d’être mené par l’Esprit, ne se serait attaqué à une telle tâche. Toute sagesse et tout jugement humains se seraient opposés à une entreprise pareille. Pourtant, Dieu avait ses plans concernant George Muller, et il sentait qu’il s’agissait d’un privilège de les accepter. Toute sa vie, il avait été un homme délicat et faible physiquement – une grande âme dans un corps frêle – et il avait précisément prévu de s’en charger, et d’accomplir son travail avec très peu de chose en main sur le plan de la force physique. A l’âge de 70 ans, cet homme frêle et délicat a accepté sans hésitation l’appel de desservir religieusement le monde entier. Sans doute la plupart des gens ignorent-ils quelle contrainte exerce une tournée de conférences ou de prêches sur la vigueur et la vitalité de celui qui s’y engage. Cela démolit le plus fort. Ce sont ses tournées de conférences et de lectures aux États-Unis qui ont tué Charles Dickens. Manifestement, en puisant dans ses propres forces, il était impossible pour George Muller de supporter la contrainte de son tour de monde d’évangélisation – une force spéciale lui avait été donnée dans ce but.
George Muller, toujours impatient et volontaire pour se lancer dans des défis à la foi, plus grands et sans cesse croissants, a saisi cette occasion de service plus important et plus vaste. C’est grâce à sa foi qu’il a mené victorieusement cette expérience. Et quelle expérience ! Ce tour du monde, ou plutôt ces tours dans différentes parties du monde, comprenait l’Europe, le Canada, les U.S.A., l’Australie, la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande, Ceylan et l’Inde, plus la Grande Bretagne. Et ça s’est étalé sur 17 ans : depuis ses 70 ans jusqu’à ses 87 ans. Ensuite Muller a repris ses activités à Bristol, où il est mort à la tâche à 93 ans.



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Mili
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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Sam 8 Juin 2019 - 16:19

Chapitre 9
Principe 8
« Ne Pas Demander Pour Soi-Même ».
Nous arrivons à présent à la règle suivante, que George Muller a observée toute sa vie :
Donner tous ses biens au Seigneur, sauf ce qui est nécessaire à son modeste et frugal mode de vie. Il y en a qui ne partagent pas le point de vue de Muller dans son mode de vie austère et frugal. C’était le cas de William Quarrier, le grand philanthrope écossais. Il gérait ses Maisons d’Orphelins de manière complètement différente de celle adoptée par George Muller. Les Orphelinats de Bristol étaient simples, sévères, austères et dépourvus de beauté. Le sol des chambres étaient en planches brutes et il n’y avait aucun confort, seulement le strict nécessaire. Muller était un utilitariste. Utile était sa devise, pas d’ornements ni de raffinements. C’était logique dans la mesure où lui et son épouse vivaient de manière aussi austère. Il avait deux excellentes raisons pour cela. La première, c’est qu’il s’agissait d’une bonne discipline pour les orphelins, et une préparation appropriée à leur future condition dans la vie : la plupart d’entre eux devront « vivre à la dure » plus ou moins toute leur existence. L’autre raison, c’est que l’argent versé à l’œuvre consistait la plupart du temps en dons émanant de gens très pauvres : le résultat d’une abnégation et d’un sacrifice considérables. Il n’aurait pas été décent de le dépenser en choses luxueuses ou qui n’étaient pas tout à fait nécessaires. Ce sont deux bonnes raisons, mais on peut les contester toutes les deux.
Quarrier était au contraire partisan d’une implantation de ses orphelinats dans un environnement aussi plaisant que possible. Son orphelinat était composé de très belles maisons édifiées sur de beaux terrains. Il avait, lui aussi, une bonne raison d’agir ainsi. Son œuvre était le reflet de son état d’esprit, d’une nature beaucoup moins austère que celui de George Muller.
De nos jours, il y a peu de personnes qui se préoccuperaient d’adopter un mode de vie aussi simple et frugal que celui de George Muller. Mais tout le monde peut se joindre à lui pour donner à l’œuvre du Seigneur, non pas pour devenir prospère (pourtant, faire ceci librement et avec sincérité mène certainement à la prospérité), mais afin d’aider une bonne œuvre et poser un acte de gratitude et d’amour. La plupart des bonnes associations actuelles ne sont que palliatives. Elles s’efforcent de prendre en charge et d’améliorer des maux qui existent déjà. L’œuvre du Seigneur consiste à changer et à remodeler les hommes, avec pour conséquence de transformer leur vie. Les hôpitaux, les prisons, les maisons de redressement, les pénitenciers, les asiles et les maisons de retraite deviendraient tous inutiles si les gens étaient conduits à la connaissance de la Vérité. C’est pourquoi la chose la plus importante consiste à diffuser la connaissance de la Vérité, c’est à dire prévenir le mal plutôt que d’essayer de le traiter quand il est déjà apparu.
Prévenir vaut mieux que traiter. George Muller a donné toute sa vie, et la quasi totalité de ses revenus, à une œuvre qui, dans une large mesure, était préventive. Au lieu que les enfants orphelins deviennent éventuellement, ou bien des criminels ou une charge pour la municipalité, ils étaient intégrés dans la communauté amicale des Maisons d’Orphelins où ils étaient nourris, vêtus, éduqués et recevaient de quoi démarrer dans la vie. Nous, les modernes, faisons actuellement un travail qui est même beaucoup plus préventif ; car nous savons que la pauvreté, la maladie, la confusion et d’autres maux sont très largement attribuables à une pensée erronée et à une attitude de l’esprit négative. Aujourd’hui, nous connaissons quelque chose sur le pouvoir de l’imagination : qu’elle est créatrice, et que la vie extérieure est largement un reflet de la nature de notre pensée. Aujourd’hui, nous savons que la vie est conscience, et que ce que nous excluons de notre conscience n’arrive pas à apparaître dans notre vie ; mais que ce à quoi nous permettons d’entrer dans notre conscience peut apparaître dans notre vie. Par conséquent, quelqu’un qui vit dans la conscience du bon, et dont l’imagination se repose sur le bon, constate que le bon se manifeste dans sa vie. Par bon, je veux dire tout ce qui est bon – santé, harmonie, amour, beauté, préservation du mal et du désastre, ordre, suffisance, dégagement de tout souci, etc.
La vie devient une progression harmonieuse plutôt qu’une bagarre sans fin comme, hélas, c’est très souvent le cas. Quelqu’un qui est en quête de Dieu et dépend de Dieu, qui entraîne son imagination à correspondre à l’imagination de Dieu, qui pénètre dans la Conscience du bien, qui est un état Divin, vit en une condition de paix et d’harmonie. Il est dans le monde, mais il n’en fait pas partie ; il est guidé et soutenu, et ses besoins sont satisfaits par des lois plus élevées que celles du plan matériel et que celles établies par l’homme.
Ces choses, ajoutées à d’autres de nature plus spirituelle et céleste, devraient transformer la vie de l’homme, pour autant qu’il les connaisse et consente à agir d’après elles. C’est en raison de ceci que la plupart de ceux qui se sont engagés dans la Vérité se préoccupent d’élargir l’enseignement, afin qu’il puisse être une bénédiction dans d’autres vies.
Dans le passé, l’enseignement religieux visait principalement à préparer l’homme pour le monde suivant. C’est évidemment de la plus haute importance, mais nous ne devrions pas nous permettre d’être aveugles au fait qu’il existe un Pouvoir qui peut rendre également cette vie parfaite. Nous ne devrions pas ignorer le fait qu’il nous appartient d’utiliser ou de faire mauvais usage de notre esprit et de notre imagination. Si nous les utilisons de manière correcte, de sorte que nous vivions dans une conscience de plénitude et de bien, alors la plénitude et le bien se manifestent dans notre vie. Nous sommes élevés au-dessus des lois et des forces qui, sur le plan matériel, agissent de manière hostile à notre bien-être. Les forces du mal n’ont de pouvoir que sur leur propre plan : elles ne peuvent nous affecter qu’à cause de notre propre mal, ou à cause de notre pensée et réceptivité au mal. Nous devenons immunisés dans la mesure où nous maintenons une attitude positive envers tout ce qui concerne Dieu et l’ordre Divin. Nous sommes en mesure de n’être réceptifs qu’à Dieu et à Son Bien et Sa Perfection, à Son Ordre et Son Harmonie. En outre, nous ne pouvons autoriser notre imagination (le pouvoir créateur de l’esprit qui nous a été donné par Dieu) à se déchaîner. Nous avons besoin de l’entraîner à travailler en fonction des modèles Célestes, et donc ne créer que ces choses qui sont belles, harmonieuses et vraies.
George Muller a rendu un service inestimable en enseignant que Dieu est un Dieu vivant. Un Dieu qui nous aide dans cette vie autant que dans la prochaine. Il a rendu un service inestimable aussi en enseignant que le même Dieu qui a subvenu aux besoins des Orphelinats, fournira aussi un capital à un homme d’affaires, aidera un individu ordinaire à payer son loyer, à lui éviter de s’endetter, et à nourrir et habiller ses enfants. Il a enseigné et aussi prouvé par sa vie qu’il existe une loi supérieure d’approvisionnement, que l’Infini est notre Source, et pas uniquement nos affaires ou même notre travail. Parce qu’il a amené Dieu dans les affaires pratiques de la vie, il a été le précurseur d’une nouvelle et meilleure manière de vivre, faite d’abondance et de liberté, dans laquelle l’homme fait confiance à Dieu et pas à l’homme pour toutes ses ressources temporelles. Aujourd’hui, nous sommes occupés à développer la même idée, en l’appliquant aussi à la santé et à l’harmonie dans toutes les affaires de la vie.
Mais revenons à notre sujet. George Muller avait un mode de vie austère et frugal, par choix et par principe. La plus grande partie de ses importants revenus était distribuée, principalement pour les orphelins. Il a toujours placé l’œuvre en premier, et lui en dernier ; ce qui, d’ailleurs, constitue le secret du succès dans toutes les entreprises et les affaires. Néanmoins, quand il faisait des conférences et prêchait à travers le monde, il séjournait à l’hôtel plutôt que d’accepter l’hospitalité qui lui était gracieusement offerte. Il agissait ainsi parce qu’il donnait au travail la place prépondérante. S’il avait accepté l’hospitalité, il aurait sans doute eu des moments agréables sur le plan social, mais très peu l’occasion de se livrer à la prière, à l’étude et d’être seul. Quand on est invité, on doit s’accommoder des plans et souhaits de ses hôte et hôtesse. Trop souvent également, ceux qui offrent leur hospitalité font de leur invité une célébrité et, par bonté, ils invitent d’autres personnes pour le rencontrer. Toute cette vie sociale empêche le conférencier ou prédicateur d’avoir suffisamment de temps pour lui-même, ce qui est vitalement nécessaire pour assurer le succès de sa mission. George Muller trouvait que c’était le cas, et c’est pourquoi il logeait plutôt à l’hôtel. Ceci augmentait considérablement les dépenses, mais tous ses besoins étaient couverts. Dès que le besoin apparaissait, l’argent nécessaire arrivait. La même chose se serait passée si George Muller avait mieux meublé ses Orphelinats et avait fourni aux enfants un environnement plus agréable. De même, s’il avait vécu d’une manière moins frugale et austère, dans un confort et un raffinement simples, tous ses besoins auraient été satisfaits et il aurait été capable de distribuer autant si pas plus, parce que le revenu perçu par lui aurait été plus important.
J’en ai fait personnellement l’expérience : quand le besoin s’accroît, le revenu devient plus important. Quand nous donnons plus franchement, nous repoussons les limites de notre esprit, nous dépassons les frontières de notre conscience habituelle, nous comptons plus implicitement sur Dieu, et cela permet à une plus grande abondance d’entrer dans notre vie et ses évènements. Par contre, si nous diminuons notre don, nous restreignons aussi notre esprit, nous augmentons nos limitations, et diminuons notre foi et notre dépendance envers Dieu ; il devient ainsi de plus en plus difficile aux revenus de s’écouler vers nous et à travers nous. Cependant, si nous sommes un canal libre et ouvert pour que l’approvisionnement divin s’écoule à travers nous vers les autres, alors l’abondance s’écoule vers nous, et plus nous donnons librement, plus l’abondance Divine arrive librement. George Muller n’a pas enseigné ceci pour que les gens puissent donner à ses Orphelinats, mais afin que ceux qui prêtaient attention à ses paroles puissent accéder à la liberté financière. C’est l’expérience que font ceux qui pratiquent la dîme sur des petits revenus : leurs revenus ne s’accroissent pas, et pourtant, par quelque voie mystérieuse, ils jouissent d’une liberté financière sans cesse croissante. Bien qu’étant pauvres, ils sont riches. Leurs besoins sont couverts, leurs désirs sont comblés, et les vexations et soucis qui assombrissent d’autres vies ne les affectent guère.
George Muller a enseigné que son œuvre n’était pas la sienne mais celle du Seigneur, et que de la même manière, si nous sommes à Lui, alors tout ce que nous avons appartient au Seigneur. Nous ne nous appartenons pas, nous avons un prix. Nous travaillons pour Dieu, pas pour l’homme ; nous travaillons dans un esprit de service et pas pour ce que nous pouvons en retirer, et tout ce que nous avons appartient au Seigneur. A cause de ceci, l’argent et l’or sont au Seigneur, et toutes les choses que nous possédons. C’est pourquoi nous donnons franchement à l’œuvre du Seigneur. Nous rendons simplement à la vie une partie de ce que la vie nous a donné. Quand nous réalisons et reconnaissons que nos affaires, notre revenu ou nos profits sont au Seigneur, nous n’éprouvons plus aucune difficulté à donner abondamment. Nous perdons la notion de « mien et mon » esprit : nous ne sommes plus thésauriseur : nous entrons dans la liberté.
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Matthieu 10:8)

Chapitre 10
Principe 9
« Ardent en Esprit, Servir le Seigneur ».
Nous sommes à présent arrivés au dernier principe ou dernière règle que George Muller a observés et suivis toute sa vie durant ; le voici :
Rendre service, toujours et à tous moments. George Muller réfute l’idée dominante de travailler pour gagner sa vie et pour ce qu’on peut en tirer, et conseille de ne pas travailler si ce n’est pas profitable de le faire. Son principe était de servir le Seigneur (la vie et l’humanité) et de Lui laisser la question de la rétribution, plutôt que d’exiger un certain salaire pour un certain travail. L’existence de celui qui vit en travaillant selon ce principe est élevée à un niveau supérieur. Celui qui vit ainsi surmonte également les forces hostiles qui sont générées par la compétition égoïste de l’homme. Ceci n’a absolument rien à voir avec une profession de foi religieuse. Ceux qui se proclament être des disciples de Jésus-Christ, et qui pourtant travaillent dans le même esprit et avec les mêmes motivations que l’homme ordinaire, sont soumis aux mêmes forces hostiles que ce dernier. Le fait qu’ils affirment être des disciples du Nazaréen, ou qu’ils croient dans les dogmes du Christianisme, ne les empêchent pas de prendre part aux maux produits dans un monde conflictuel et cupide. Les pressions exercées sur leurs victimes par l’argent, le business de haut niveau et la compétition insensible et brutale affectent quiconque ne se trouve pas sur ce plan plus élevé, qu’on atteint en travaillant conformément à la loi spirituelle, et selon ses principes.
Mais ceux qui vivent et travaillent dans cette voie supérieurement bénie sont sans aucun doute élevés au-dessus des forces qui, sinon, pourraient les détruire ; car dans l’escalade pour la richesse ou même la vie, le plus faible va dans le mur. De cette manière, ils sont soutenus et délivrés, en dépit du fait qu’il peuvent n’avoir fait aucune profession de foi. Comme Jésus l’a dit : nous devons être ceux qui exécutent la parole et pas uniquement ceux qui l’écoutent. « Ce ne sont pas tous ceux qui disent Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les Cieux. » (Matthieu 7:21) Le point important est que nous possédions la motivation correcte, que nous pensions la pensée juste, que nous maintenions l’attitude mentale exacte, et que nous vivions en accord avec les principes Divins, et en harmonie avec les lois Divines. Si nous faisons cela, nous sommes grandement bénis, et les choses arriveront à notre guise, harmonieusement et sans efforts.
Bien que George Muller n’ait pas travaillé pour gagner sa vie, mais toujours dans un esprit de service , il n’a jamais été oisif. Il a eu une vie extrêmement occupée, active et fructueuse, depuis le moment où il s’est converti, dans les premières années de sa maturité, et jusqu’à son décès, à l’âge avancé de 93 ans.
Aujourd’hui, nous entendons des slogans tels que « succès par le service, » et « service avant profits. » Ceux qui agissent conformément à ces principes sont simplement occupés à marcher dans les pas de George Muller. Ils appliquent le même principe qui l’a guidé dans toute son œuvre. Toujours mettre les choses essentielles en avant ; toujours servir. Quant à la rémunération, elle est capable de se débrouiller elle-même.
Si nous examinons les succès vraiment grands, exceptionnels et permanents de notre époque, nous constatons qu’ils sont tous basés sur le service. Quand nous rendons service et quand nous donnons, nous nous ouvrons afin de recevoir les plus riches bénédictions de la vie, ses plus grands prix et ses succès les plus durables. L’homme qui travaille pour lui-même, qui pense que son affaire tourne pour son profit personnel, ou qui espère que d’autres personnes vont l’aider, ne peut jamais devenir un gagnant. Son attitude même envers la vie tient à distance toutes les possibilités qu’une telle chose se produise ; cela obstrue le canal par lequel le bien et l’abondance peuvent s’écouler.
Il en va de même pour ceux qui se disent Chrétiens et s’abaissent néanmoins à utiliser tous les trucs d’avares du monde. Si un homme fait baisser les prix d’un frère en-dessous d’un montant honnête et rémunérateur, comment peut-il être heureux et prospère ? Il y a ceux qui essayent d’acheter tout ce qu’ils peuvent en-dessous du vrai prix du marché. Ils sont prêts à tirer profit du revers ou de la difficulté d’un autre afin de faire eux-mêmes une bonne affaire. Ils croient qu’en agissant ainsi ils peuvent s’assurer un certain avantage. Mais ce n’est pas le cas. Ils commettent un crime, exactement comme un pickpocket et un cambrioleur, et à cause de ceci, ils souffrent des maux qu’amène la méchanceté, car le mal vient à eux à cause de leur propre turpitude. En agissant mal, ils
s’exposent eux-mêmes à des évènements désagréables. En fait, il est préférable de payer un prix trop élevé que trop bas ; ce dont nous devons nous assurer, c’est de payer suffisamment. Si nous trouvons qu’on nous a compté trop peu, nous devrions insister pour payer davantage.
Il y a à nouveau ceux qui se disent Chrétiens et qui s’efforcent de d’enrichir aux dépens de leurs frères au moyen des investissements et de la spéculation en bourse. Ou bien ils cherchent un taux d’intérêt plus élevé que ce qui est correct et juste, ou bien ils escroquent les autres en vendant leurs actions avant la baisse de leur valeur. Transférer la perte aux autres de cette manière n’est pas considéré comme de la friponnerie ou du vol, mais comme une bonne affaire ! Peu importe le nom qu’on donne à cette pratique, elle n’est pas en harmonie avec la Vie et avec la loi de la Vie. C’est pourquoi, bien qu’elle puisse donner l’apparence temporaire d’un gain, elle n’apporte avec elle aucune bénédiction, mais plutôt l’inverse, si pas financière, alors d’une autre manière.
Encore une fois, il y a ceux qui pensent que le boulot qu’ils accomplissent doit faire l’objet d’une « aide » ; et parce qu’il ne la reçoit pas, ils sont déçus et mécontents. Leur point de vue est erroné. Ce qu’ils devraient s’efforcer de faire, c’est œuvrer pour que leur travail vienne en aide aux autres, et laisser à la Loi et au principe Divins le soin d’accorder la récompense. S’ils acceptaient d’agir ainsi, ils en seraient grandement heureux, et tous leurs besoins et ce qui est nécessaire à leur travail serait fourni de manière adéquate. En effet, tout ce que nous donnons à la vie dans un esprit de service nous revient au centuple, ainsi que notre Seigneur l’a dit.

Chapitre 10
Conclusion
« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, toujours plus zélés dans l’œuvre du Seigneur, puisque vous savez que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur. »
(Paul 1 Corinthiens, 15:58)
En conclusion de cette étude de la vie de George Muller, je dois attirer l’attention sur le fait que ses réalisations reposaient sur la vitalité de sa vie spirituelle intérieure. Il n’aurait jamais pu accomplir ce qu’il a accompli, ni être la bénédiction qu’il a été pour des milliers de personnes, s’il n’avait pas maintenu bien vivante, et nourri chaque jour, sa propre âme. Si sa vie spirituelle personnelle s’était éteinte, alors son œuvre aurait fléchi, et son témoignage aurait manqué de force et de sincérité ; en fait, sa vie serait devenue un échec.
Je ne veux pas parler ici de la commission d’un vrai péché car, et nul ne le sait mieux que George Muller, réaliser de grandes choses par la prière et grâce à la foi est impossible si on se permet une pensée coupable. Il était bien trop conscient et avisé pour se faire avoir de cette manière. Mais, comme tous ceux qui s’occupent activement d’une œuvre religieuse ou philanthropique, il était tenté de veiller aux besoins des autres, et de prier pour des choses précises, mais en négligeant de nourrir sa propre âme, et de renforcer sa propre vie spirituelle intérieure. En homme avisé qu’il était, George Muller a détecté cette erreur dans sa vie. Il a découvert que le fait même qu’il passait tout son temps libre à prier pour ses orphelins et les besoins spécifiques de l’Orphelinat, et aussi pour l’Association pour la Connaissance des Écritures, constituait en soi une source d’erreur qui, en fin de compte, pouvait le ruiner personnellement, mais aussi l’œuvre qu’il aimait. Muller a découvert, comme d’autres l’avaient également fait, qu’il était fatal de permettre aux activités de son œuvre, bien qu’elle soit de nature religieuse et exigeait de beaucoup prier, réfléchir et étudier la Bible, d’interférer avec ses propres dévotions et avec sa prière et sa méditation privées.
On pourrait naturellement penser que prier pour les autres et pour son Institution, et de lire la Bible avec l’intention de préparer des allocutions et des sermons au profit spirituel des autres, aurait été suffisant. Mais ce n’était pas le cas avec Muller, et il en est certainement de même pour nous. Il est possible de prier et d’étudier la Bible au profit des autres, et de laisser pourtant dépérir notre propre vie spirituelle. Muller découvrit qu’il était absolument nécessaire qu’il se lève tôt et qu’il passe les meilleures heures de la journée (avant le petit-déjeuner) à lire, méditer et prier sur la Parole de Dieu, simplement, et en solitaire, afin de nourrir sa propre âme. Mais aussitôt qu’il se mettait à lire et méditer, il trouvait que des idées lui venaient pour être utilisées dans des sermons. Il a fallu rejeter cette méthode et méditer la Parole uniquement pour le seul profit de son âme. A nouveau, la lecture de la Bible lui suggéra pour quels besoins des orphelins il fallait prier. Il a fallu qu’il rejette ceci également, et la méditation reprit à nouveau pour nourrir sa propre âme. En lisant ceci, la plupart des lecteurs peuvent trouver étrange qu’à cette époque George Muller luttait littéralement pour la vie de son âme et que sa vie spirituelle était en péril, mais c’était en effet le cas. Tous ceux qui se sont engagés dans un travail spirituel ont dû passer par la même expérience, ou autrement de devenir spirituellement morts. Il est vital que tous ceux qui sont dans ce cas fassent la même chose que Muller, c’est à dire de passer les meilleures heures de la journée à méditer et à prier sur une certaine partie de la Bible, avec pour seul objectif de nourrir leur propre âme.
Si ceci est nécessaire pour celui qui est engagé dans un travail religieux, à plus forte raison c’est encore bien plus nécessaire pour quelqu’un qui est occupé dans un travail ou des affaires séculières ! Il est de la plus haute importance que « les soucis de ce monde et la tromperie des richesses » ne puissent « étouffer la parole, la rendant ainsi infructueuse. » (Matthieu 13:22) Ceci ne peut être accompli qu’en réservant les meilleures heures de la journée, avant que ne commencent les activités habituelles et routinières. Car alors l’esprit est frais, vigoureux et réceptif pour la méditation sur la Parole de Dieu, en prière et en communion, pour l’alimentation spéciale et le profit de notre propre âme.
Une bonne méthode consiste à diviser en trois le temps dont nous disposons. La première période pourrait être entièrement consacrée à nourrir notre âme personnelle ; la deuxième à prier pour les autres ; quant à la troisième, elle serait destinée à prier pour notre travail ou les nombreux problèmes de la vie. En ce qui concerne cette dernière période, on peut cependant s’en occuper le soir. Si pour une quelconque raison la période du matin doit être raccourcie, c’est la méditation et la prière au profit de notre propre âme qui doit, à tout prix, avoir la priorité.
Il se peut que certains disent qu’ils ne peuvent trouver du temps pour tout cela, mais George Muller, qui supportait la formidable charge de son œuvre, avec toutes ses activités et ses ramifications qui exigeaient de lui une centaine de prières, a trouvé qu’il était vitalement nécessaire pour lui de mettre tout cela de côté afin de ne penser qu’à Dieu et communier avec Lui, à l’exclusion de toute autre chose. Non seulement il a trouvé que c’était vitalement nécessaire, mais il a aussi prouvé qu’il était capable de le faire. Il a découvert que deux choses vitales et suprêmement importantes auraient ruiné sa vie s’il les avait négligées : (1) Lire véritablement la parole de Dieu, la Bible elle-même, au lieu de livres religieux consacrés à la Bible. A une certaine époque, il a lu des livres religieux mais pas la Bible ; mais il a constaté que son âme était en train de mourir de faim. C’est ainsi qu’il a réalisé combien il était souhaitable, s’il voulait garder éveillée sa vie spirituelle, qu’il lise directement la Bible, et fasse passer au second plan les livres religieux. (2) J’ai déjà attiré l’attention sur le second point : c’est que la méditation et la prière, dès les premières heures du jour, aient la priorité sur n’importe quoi d’autre, afin que son âme puisse être nourrie et renforcée.
Il est également nécessaire, ou même davantage dans le cas d’un individu ordinaire, qu’il puisse faire la même chose que George Muller. Beaucoup de personnes peuvent dire que c’est impossible. Leur vie est tellement remplie d’activités et leurs devoirs si nombreux qu’ils ne peuvent trouver du temps pour cela. A la fin de la journée, ils sont trop fatigués pour méditer, prier et lire ; et le matin, ils doivent se précipiter au travail. Aussi longtemps qu’ils penseront de cette manière, ils resteront les victimes de leurs circonstances et de leur environnement. Mais si aucune voie ne semble possible, ils peuvent en créer une. S’ils veulent commencer tôt et passer la meilleure partie de la journée et celle où on est le plus dispos pour méditer sur la parole de Dieu, prier pour soi et glorifier Dieu, ils découvriront que leur santé ne sera pas affectée par la réduction des heures de sommeil. Et en plus, ils verront que leur vie sera grandement enrichie, harmonisée et heureuse. Leur caractère se renforcera également, tandis que leurs talents et aptitudes au travail s’accroîtront. Ils constateront que leur travail s’accomplira avec une plus grande aisance et une efficacité accrue, et qu’à la fin de la journée, ils seront moins fatigués.
Permettez-moi de répéter que la chose la plus essentielle est, ainsi que George Muller l’a souligné, d’utiliser le temps réservé à la méditation et à la prière uniquement à nourrir sa propre âme. Toutes sortes d’idées nous viendront, des idées qui se rapportent à l’instruction des autres et à l’intérêt des autres, et aussi aux problèmes de notre vie personnelle. Toutes ces choses doivent être mises de côté, et l’attention accordée uniquement à l’alimentation de notre vie intérieure. C’est de la vitalité de notre âme que tout dépend – notre service, notre efficience, notre caractère, notre succès, notre force à surmonter les obstacles, notre foi, notre capacité à connaître la Vérité, et ainsi de suite. Sans cette vitalité de l’âme, nous pouvons être très actifs pour nous occuper des affaires des autres, mais nous ne pouvons jamais faire de notre vie un véritable succès ; quoi que nous accomplissions vraiment, aussi éphémère cela puisse-t-il être, ne peut être effectué qu’au prix d’un effort éreintant et d’une tension épuisante.

FIN


« Rien n’est trop petit pour être le sujet d’une prière,
parce que rien n’est trop petit pour être
l’objet de l’attention de Dieu. »

George Muller


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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Sam 8 Juin 2019 - 17:42

Je reviendrai lire Les principes de George Muller 576941




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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Dim 9 Juin 2019 - 16:56

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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Lun 10 Juin 2019 - 14:07

Intéressant Mili, pas évident le chapitre 5 pour un logement ou des travaux...

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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Mar 11 Juin 2019 - 15:44

Coucou Jade,

Certes, pour des travaux par exemple, il y aura l'intervention d'une ou plusieurs personnes (entrepreneur, ouvriers, etc) néanmoins l'important est de ne pas compter sur le mental de la personne mais savoir ne compter que sur l'aide Divine au travers de ces personnes. Toujours savoir faire passer en premier la conscience de l'action Divine, avant de celle de l'être humain.

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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Mar 11 Juin 2019 - 18:21

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:
Coucou Jade,

Certes, pour des travaux par exemple, il y aura l'intervention d'une ou plusieurs personnes (entrepreneur, ouvriers, etc) néanmoins l'important est de ne pas compter sur le mental de la personne mais savoir ne compter que sur l'aide Divine au travers de ces personnes. Toujours savoir faire passer en premier la conscience de l'action Divine, avant de celle de l'être humain.

Les principes de George Muller 1928860575

Coucou Mili

Je parlais par rapport aux dettes... il faut faire un crédit pour acheter une maison...

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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Mer 12 Juin 2019 - 9:08

Les principes de George Muller 3987109249 Mili et au traducteur de ce texte plein de sagesse.

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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Mer 12 Juin 2019 - 16:01

Jade, ne pas garder l'obstacle du manque d'argent, des accords bancaires à obtenir, mais savoir là aussi être dans la confiance absolue de la Présence autant dans le personnel de la banque que tout être. Si c'est la construction que la personne doit faire, elle aura les moyens de la faire.

C'est avec plaisir Midine

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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Jeu 13 Juin 2019 - 1:41

Je parle de cela Mili
Chapitre 6
Principe 5
« Éviter les Dettes ».
En aucun cas, et à aucun moment, George Muller ne s’est endetté, que ce soit personnellement ou pour son œuvre. S’il n’avait pas l’argent pour acheter quelque chose, il refusait de l’avoir. Il n’a jamais eu la moindre dette sur les bâtiments de son Orphelinat. Il a toujours attendu d’avoir l’argent avant de commencer à bâtir. Il n’a jamais emprunté d’argent, ni obtenu de crédit ; et par conséquent, il n’avait pas de soucis ni d’inquiétudes financières. Il a non seulement épargné pour les Orphelinats une grosse somme d’argent qui, autrement, aurait été payée en intérêts, mais en agissant de la sorte, il a conduit son œuvre conformément à l’esprit de Dieu. Il est évident que si Dieu veut que nous ayons une chose, Il fournira l’argent pour cela.

Pour ma part, je n'ai pas de soucis pour obtenir un prêt mais c'est délicat de construire sans crédit aujourd'hui...

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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Ven 14 Juin 2019 - 15:31

L'époque à laquelle a vécu Georges Muller, le crédit n'était pas dans la normalité comme actuellement. A notre époque c'est différent. L'important c'est le principe de base qui est la foi en l'action Divine, quelles que soient les circonstances, une foi inaltérable, comme une évidence.

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Dernière édition par Mili le Sam 15 Juin 2019 - 14:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Ven 14 Juin 2019 - 19:43

Tu as raison Mili Les principes de George Muller 576941 Les principes de George Muller 327977




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MessageSujet: Re: Les principes de George Muller   Les principes de George Muller Icon_minitime1Sam 15 Juin 2019 - 14:38

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